Le Premier ministre grec Alexis Tsipras a sollicité mercredi l'implication du Parlement européen dans le groupe des créanciers internationaux de son pays.
M. Tsipras a écrit en ce sens mercredi au Président du Parlement européen Martin Schulz «(demandant) l'implication directe et entière du Parlement européen en tant que cinquième acteur de ce qu'on appelle le +quartet des créanciers+», UE, BCE, FMI, Mécanisme européen de Stabilité, «notamment dans le processus d'évaluation de la mise en place de l'accord sur un troisième plan d'aide au pays, conclu à l'issue du Sommet européen du 12 juillet».
Le chef du gouvernement grec souligne que cette possibilité est prévue par les textes européens, pour les Etats membres «connaissant des difficultés sérieuses de stabilité financière».
Il indique «considérer comme politiquement impératif que la seule institution européenne investie d'un mandat populaire direct agisse en tant que garant ultime de la responsabilité économique et de la compatibilité de la politique économique en Europe avec +les acquis européens+ politiques et sociaux».
Une source gouvernementale grecque a ajouté par ailleurs que M. Tsipras s'était entretenu au téléphone avec M. Schulz mercredi, et que celui-ci avait «positivement accueilli cette demande, ajoutant qu'elle avait déjà été formulée par plusieurs groupes politiques au Parlement européen».