Un otage britannique a été libéré au Yémen à la suite d'une opération militaire menée par les forces émiraties, a annoncé dimanche le ministre des Affaires étrangères britannique, Philip Hammond.
«Je me réjouis de confirmer qu'un otage britannique détenu au Yémen a été libéré par les forces des Emirats arabes unis», a déclaré M. Hammond dans un communiqué.
L'ex-otage, dont le ministre n'a pas donné l'identité, pas plus qu'il n'a fourni de détails sur sa détention ou sa libération, est «sain et sauf», a-t-il assuré.
«Nous sommes très reconnaissants aux Emirats arabes unis pour leur aide», a ajouté le chef de la diplomatie britannique, qui se trouvait dimanche à Téhéran pour rouvrir l'ambassade de son pays, fermée depuis quatre ans.
Des centaines de personnes ont été enlevées au Yémen au cours des quinze dernières années, notamment par des tribus qui utilisent les personnes kidnappées comme monnaie d'échange dans leurs conflits avec le gouvernement.
Pratiquement toutes les personnes enlevées ont été libérées saines et sauves.
L'an dernier, un instituteur britannique enlevé dans le pays en février avait été relâché sain et sauf à la suite de négociations menées par le gouvernement à Sanaa.
Quatre membres présumés d'Al-Qaïda tués dans une attaque de drone
Quatre membres présumés du réseau terroriste d'Al-Qaïda ont été tués dans une attaque de drone américain dans la nuit de samedi à dimanche sur l'aéroport de Moukalla, ville du sud-est du Yémen contrôlée depuis avril par Al-Qaïda, a indiqué un responsable provincial.
Les quatre hommes étaient à bord d'un véhicule qui circulait sur le tarmac de l'aéroport Al-Rayane et qui a été pulvérisé par un missile tiré par «le drone américain», a précisé ce responsable.
«Ces membres présumés d'Al-Qaïda sont morts sur le coup», a-t-il ajouté.
Vendredi à l'aube, trois autres membres présumés d'Al-Qaïda avaient été tués dans une attaque similaire dans la province de Marib, à l'est de Sanaa, selon des sources tribales.
Les attaques de drones, dont seuls les Etats-Unis disposent dans la péninsule arabique, n'ont cessé au Yémen en dépit du conflit entre rebelles chiites Houthis et forces progouvernementales.
Elles se concentrent dans la vaste province du Hadramout, dont la capitale Moukalla est tombée en avril aux mains d'Al-Qaïda dans la Péninsule arabique (Aqpa), la branche du réseau terroriste basée au Yémen.
Al-Qaïda au Yémen a profité de l'affaiblissement du pouvoir central en 2011, à la faveur de l'insurrection contre l'ex-président Ali Abdallah Saleh, pour renforcer sa présence dans le pays.
Il tente aujourd'hui de profiter du chaos pour s'emparer de nouvelles régions.