Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a estimé que l'accord conclu cette semaine avec la Corée du Sud constituait une «occasion majeure» de parvenir à une amélioration des relations entre les deux pays voisins, ont rapporté des médias hier.
«Le communiqué de presse conjoint donne une occasion majeure de désamorcer les graves tensions militaires et de mettre les relations intercoréennes, aujourd'hui en piteux état, sur la voie de la réconciliation et de la confiance mutuelle», a dit Kim Jong-un, cité par l'agence de presse nord-coréenne KCNA.
Il a ajouté que la «puissance militaire» de son pays avait rendu possible ce compromis, négocié après des échanges de tirs d'artillerie à la frontière, l'une des plus militarisées au monde.
En vertu de cet accord trouvé mardi, les deux pays se sont engagés à évoquer ensemble les sujets de crispation qui font obstacle au rétablissement des relations intercoréennes, rompues depuis 2010.
Le dirigeant nord-coréen a par ailleurs souligné que, selon lui, l'accord avait été permis «grâce à l'immense puissance militaire» de son pays.
Les deux Corées sont parvenues à un accord, au terme de négociations marathon, en vue de désamorcer les tensions qui ont failli précipiter la péninsule dans un conflit armé.
La Corée du Nord a accepté d'exprimer ses «regrets» pour l'explosion d'une mine antipersonnel à la frontière qui a mutilé deux soldats sud-coréens, comme l'exigeait Séoul, a annoncé le conseiller de sécurité nationale Kim Kwan-Jin.
De son côté, la Corée du Sud s'est engagée à faire taire ses haut-parleurs qui diffusent à plein volume leurs messages de propagande à la frontière.
Les deux parties ont également convenu d'oeuvrer vers une reprise le mois prochain des réunions des familles séparées par la guerre de Corée (1950-1953), a déclaré M. Kim à la presse.