Société

Nouri à Naâma : Accélérer les projets des grands transferts d’eau pour les livrer dans les plus proches délais

Publié par DK News le 07-09-2015, 19h15 | 37
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Le ministre des Ressources en eau et de l’Environnement, Abdelwahab Nouri, a mis l’accent, dimanche à Naâma, sur la nécessité d’accélérer les projets des grands transferts d’eau et de mobiliser les moyens disponibles pour leur exploitation optimale dans les meilleurs délais.

«L’Etat a réalisé de grands pas en matière d’approvisionnement, de manière régulière, des citoyens en eau potable», a affirmé M. Nouri, signalant que ceci «requiert davantage d’efforts afin d’accélérer le rythme des travaux des grands transferts et la mobilisation des moyens existants pour leur exploitation optimale dans les plus proches délais».

Le ministre des Ressources en eau a, lors de cette tournée de travail, insisté sur l’aspect stratégique que revêt le projet de transfert des eaux de Chott El-Gharbi, un projet structurant nécessitant de rattraper le retard accusé dans son exécution.

Il a, à ce titre, souligné le déploiement de davantage d’efforts par les entreprises de réalisation, appelées à la mobilisation des moyens humains et matériels et au parachèvement de l’installation des équipements et structures livrées, en vue de sa livraison totale, au plus tard, dans un délai ne dépassant pas les premiers mois de l’année prochaine, afin de mettre un terme aux perturbations et garantir l’approvisionnement en eau des populations des wilayas concernées.

«Ce projet devra permettre, outre la valorisation des efforts de l’Etat menés pour la modernisation des systèmes de transfert des eaux, d’accompagner l’activité agricole dans la région, par l’extension des surfaces irriguées le long du tracé des transferts d’eau», a-t-il soutenu.

Selon les explications fournies, le projet de transfert des eaux de Chott El-Gharbi vers les régions du nord de Naâma, du sud de la wilaya de Tlemcen et de l’est de la wilaya de Sidi Bel-Abbès, s’est vu accorder un montant d’investissement de 40 milliards DA pour la réalisation de 60 forages d’alimentation, 652 km de canaux d’adduction, 28 châteaux d’eau de 5.000 m3 chacun, neuf stations de pompage et un centre de télégestion et de contrôle.

Susceptible de générer 2.458 emplois temporaires, ce mégaprojet offrira, une fois opérationnel, une dotation, à l’horizon 2030, de 110.000 m3/jour d’eau, soit une production annuelle de 13,7 millions m3 au profit de 18 communes.

Assurant un débit de 1.593 litres par seconde, ce projet permettra également l’irrigation d’une surface agricole des Hauts Plateaux de plus de 6.150 hectares dédiés à la céréaliculture et l’arboriculture fruitière.

M.Abdelwahab Nouri s’est ainsi enquis des travaux de certaines tranches de ce projet de transfert d’eau, de ses forages, de ses châteaux d’eau, à travers les communes frontalières de Mekmène Benamar et El-Kasdir, ainsi que des travaux de réalisation de châteaux d’eau et de canalisations d’adduction au niveau du champ de captage de Sidi Belkacem, un des cinq champs existants au niveau des régions de Mekmène Benamar, Mekmène Lahneche, Bouterkine, Bab-Rachidia et Oglat El-Meghboura.

Le ministre a ensuite inspecté le centre d’enfouissement technique (CET) de la région de Touadjer (28 km au nord de Naâma), où il a pris connaissance des activités de cette structure.

Mis en exploitation en 2012, ce centre, d’une capacité de réception annuelle de 25.000 tonnes de déchets, grâce à ses deux terroirs, assure une capacité actuelle de traitement de 90 tonnes/jour de déchets collectés à partir des communes de Naâma et Mécheria.

Sur site, le ministre s’est enquis des équipements de tri fonctionnant selon une technique de traitement et de récupération des déchets, pour protéger le sous-sol et lutter contre la pollution de l’air.

M. Nouri a procédé également à la mise en service d’un CET de déchets inertes couvrant une surface de plus de 10 hectares, à l’ouest de la commune du chef-lieu de wilaya, et destiné à la prise en charge des déchets des chantiers de construction altérant l’environnement.

La station de traitement des eaux usées, implantée à proximité de Sebkhet Dayet Sioud, dans la périphérie de Naâma, a été l’autre étape de la visite du ministre qui a écouté un exposé sur le fonctionnement de cette structure, d’un coût de 280 millions DA, entrée en exploitation en 2011, et couvrant les besoins de 30.000 habitants.

Couvrant une superficie de 3 hectares, la station en question, qui dispose de trois bassins de décantation, fonctionne selon un système de lagunage naturel, avec une capacité de traitement de 4070 litres/seconde, selon sa fiche technique.

Au terme de sa visite de travail, le ministre des Ressources en eau et de l’Environnement a suivi un exposé sur la protection de la ville de Naâma des inondations.

Un projet qui a fait l’objet d’une étude par l’organisme national du contrôle technique de la construction hydraulique, en coordination avec les services de la direction de wilaya du secteur des ressources en eau.

Le projet, d’un coût de 700 millions DA et comportant un réseau de grandes canalisations, vise à évacuer les eaux pluviales en dehors du tissu urbain.

La crise des migrants «a terni l'image
de l'Europe»

La crise des migrants «a terni l'image de l'Europe», a estimé lundi à Téhéran le ministre espagnol des Affaires étrangères, Jose Manuel Garcia Margallo.«L'Union européenne (UE) doit faire plus d'efforts fondés sur les valeurs morales et éthiques», a affirmé M. Margallo, lors d'une conférence de presse commune avec son homologue iranien, Mohammad Javad Zarif.

Sans préciser le nombre de réfugiés que son pays était prêt à accueillir, M. Garcia Margallo a assuré qu'en dépit d'une situation économique difficile, l'Espagne fera «tous les efforts possibles pour accueillir un maximum de réfugiés, leur offrir un toit et des services sociaux».

Le Haut-commissariat aux réfugiés (HCR) a demandé l'accueil d'au moins 200.000 demandeurs d'asile dans l'UE.La Commission européenne va proposer demain au Parlement européen de répartir l'accueil de 120.000 réfugiés sur les deux prochaines années.

Selon l'ONU, la moitié des réfugiés viennent de Syrie.M. Garcia Margallo s'est prononcé pour «un dialogue» en Syrie afin d'y trouver «une solution rationnelle».Aux côtés du ministre espagnol, M. Zarif a rappelé la position de son pays, à savoir que «le problème de la Syrie doit être réglé de manière politique.

Il n'y a pas de solution militaire». Il a ajouté que «ceux qui ont posé des conditions, ces deux ou trois dernières années, à propos du président syrien, sont responsables de la poursuite de la guerre en Syrie et sont responsables du sang versé dans ce pays».

Selon lui, «ils doivent renoncer au plus vite à leur égoïsme et permettre au peuple syrien de prendre cette décision à travers les institutions légales, à travers un dialogue pour la paix et la réconciliation et un gouvernement d'union nationale et des élections».

Le HCR appelle les millionnaires italiens à aider financièrement les réfugiés syriens en Jordanie

Le Haut commissariat aux réfugiés de l'ONU (HCR) a demandé lundi aux millionnaires italiens d'aider financièrement les réfugiés syriens en Jordanie.«En Italie, 219.000 personnes possèdent un patrimoine supérieur à 1 million d'euros.

Si tu lis cet appel et tu en fais partie, sache qu'avec 15.000 euros nous pouvons fournir à 10 familles de réfugiés syriens en Jordanie les moyens suffisants pour vivre dignement pendant un an sans glisser dans la pauvreté extrême et perdre tout espoir pour l'avenir de leurs enfants», écrit le HCR dans des journaux locaux.

«Si seulement 1% des millionnaires italiens donnaient 15.000 euros, nous pourrions recueillir suffisamment de fonds pour aider environ 22.000 familles syriennes, réduisant le risque qu'elles finissent entre les mains des trafiquants», insiste le HCR.

Cet appel a été lancé alors que vendredi, le Programme alimentaire mondial (PAM) a annoncé à Amman avoir suspendu, faute de fonds, une partie de son aide aux réfugiés syriens en Jordanie.
«En raison du manque de financement, nous avons été contraints de suspendre, à partir du début de ce mois, les aides à 229.000 Syriens vivant en dehors des camps en Jordanie», a déclaré Dina El Kassaby, une porte-parole du PAM, citée par l'AFP.

«Les aides dans les camps n'ont pas changé», a ajouté Mme El Kassaby.
En Turquie, le PAM ne fournit plus d'aide dans les camps pris en charge par le gouvernement turc, tandis qu'au Liban la valeur des coupons alimentaires à été réduite de moitié, passant de 27 à 13,5 dollars par mois.

Le PAM «a besoin de 236 millions de dollars pour continuer à aider des familles en Syrie et fournir des coupons alimentaires aux réfugiés dans les pays voisins jusqu'à fin novembre», a précisé Mme El Kassaby.

 

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