Pour la rentrée politique en France, le président François Hollande a choisi de rencontrer la presse pour sa 6èe conférence de presse depuis son élection en 2012.
Devant près de 200 journalistes il s’est prêté ce lundi 7, septembre au jeu de la conférence de presse en acceptant d’aller sur tous les terrains de l’actualité tant au niveau national qu’international.
Eu regard de l’actualité internationale, le président Hollande a eu à s’exprimer pendant un long moment sur les dossiers notamment de la Syrie et des refugiés qui déferlent sur l’Europe.
Interrogé sur la question de l’accueil des migrants actuellement aux portes de la France, Hollande a annoncé que la France recevra 24000 refugiés durant les deux prochaines années mais a carrément «botté en touche» lorsqu’il lui a été demandé s’il était disposé à recevoir, comme l’a fait le Premier ministre finlandais, des refugiés dans sa résidence secondaire.
Il est néanmoins revenu sur la nécessité, pour lui, d’une politique globale de l’Europe face à ce dossier, faute de quoi, a-t-il déclaré, «ce sera la fin de Schengen ».
Sur la question syrienne, il a évoqué l’idée d’une transition sans le président Assad, excluant toute intervention au sol, préférant favoriser les vols de reconnaissance comme source de collecte d’informations sur les véritables forces en présence sur le terrain.
Sur le plan interne, Hollande a maintenu le suspense sur ses intentions pour les présidentielles de 2017. Il a répondu par l’affirmative à la question de savoir si le gouvernement était ouvert aux écologistes.
Il revient sur le plan politique avec une ferme détermination de lutter contre les inégalités, en annonçant un projet de loi qu’il destine à «la lutte contre les discriminations et plus largement pour l'égalité», avec comme objectif d’améliorer les conditions socioéconomiques pour un ‘’mieux vivre ensemble’’.
Faisant écho au débat sur les conditions du travail en France, Hollande maintient le cap des 35 heures et affirme que «la durée légale du travail ne changera pas». Il réitère néanmoins son engagement à travailler pour un nouveau cadre légal en mesure, a-t-il expliqué de « toute la place nécessaire à la négociation collective et aux accords d'entreprise pour permettre justement qu'il y ait une meilleure adaptation du droit du travail à la réalité des entreprises».
Au plan économique, il maintient le cap de sa politique en tablant, annonce-t-il sur une croissance de 1% cette année puis 1,5% en 2016 ; quant à la baisse des impôts promise pour l’année prochaine, elle sera financée a-t-il expliqué par «des économies».
En direction des collectivités locales, le président français promet un effort financier pour 1,5 milliard d’euros, en faveur «des collectivités locales qui investissent, notamment dans la transition énergétique», précise-t-il.
Il ne compte pas demander d’efforts supplémentaires aux Français, ce pourquoi il refuse par exemple, l’idée d’élargir la taxe sur l’audiovisuel aux objets connectés.