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Le SG du RND par intérim, au cours d’une conférence de presse : M. Ouyahia appelle les partis de la majorité à se «renforcer» et à «s'organiser»

Publié par DK News le 12-09-2015, 23h54 | 45
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Le secrétaire général par intérim du Rassemblement national démocratique (RND), Ahmed Ouyahia, a appelé, hier à Alger, les partis du camp de la majorité, qui soutiennent le programme du président de la République Abdelaziz Bouteflika, à se «renforcer» et à «s'organiser».

«Le camp de la majorité doit se renforcer (...) et a besoin d'homogénéité dans son discours (car) la conjoncture est difficile», a indiqué M. Ouyahia lors d'une conférence de presse.

«Il n'y a pas de rivalité entre ces partis qui mènent le même combat et soutiennent le président de la République», a-t-il dit, rappelant que le RND avait déjà appelé à mettre en place un pôle, alors que le parti du Front de libération nationale (FLN) avait opté pour un front.

«Il ne s'agit pas d'une question d'appellation, mais plutôt d'une affaire stratégique et il arrivera le temps où le RND, le FLN, le Mouvement populaire algérien (MPA) et Tajamou Amel al Jazair (TAJ) évoqueront ce sujet», a précisé M. Ouyahia.

M. Ouyahia a fait remarquer que depuis 1999, année du premier mandat du président de la République, le bilan des réalisations fait ressortir notamment la réception de 1.000 lycées au niveau national, ainsi que la réalisation d'un total de 2.000 collèges d'enseignement moyen (CEM), 50 hôpitaux, 200 polycliniques et 2,5 millions de logements (tous types confondus).

Dans le même sillage et dans le cadre des acquis sociaux, il a précisé que malgré la chute des prix du pétrole, il y a eu augmentation des salaires, notamment après l'abrogation de l'article 87-bis du Code du travail.

A une question sur la santé du président de la République, M. Ouyahia a indiqué que le chef de l'Etat gère le pays et ses institutions.

Par ailleurs, M. Ouyahia a indiqué que les partis d'opposition ont le droit d'émettre des critiques, les exhortant cependant à proposer des alternatives.

S'exprimant sur la révision de la Constitution, il a indiqué que la décision relève «des prérogatives du président de la République uniquement qui, lui seul, gère ce dossier».


Baisse des prix du pétrole: l'Algérie dispose d'une marge de sécurité

Le secrétaire général par intérim du RND a été également amené à démentir ce qui est rapporté par la presse en ce qui concerne ses «attaques» contre le Premier ministre, Abdelmalek Sellal.

«J'entends par ci et par là qu'Ouyahia est en conflit avec le gouvernement ou avec Abdelmalek Sellal, un frère et un ami que je connais depuis 1972. Imaginez-vous un responsable de cabinet du président de la République s'attaquer au Premier ministre?», a lancé M. Ouyahia, réaffirmant ainsi l'engagement de son parti aux côtés du Président Bouteflika et du gouvernement et aux côtés de M. Sellal. Sur le plan économique et social, M. Ouyahia a affirmé que l'Algérie dispose d'une marge de sécurité lui permettant de dépasser l'impact des effets de la crise économique induite par la chute des prix du pétrole sur le marché mondial et n'a pas besoin de recourir à un endettement extérieur.

Concernant les changements et mutations opérés au sein de la Défense nationale de manière générale en Algérie, M. Ouyahia les a qualifiés de «naturels», précisant qu'il s'exprimait en sa qualité de responsable à la présidence de la République.

A une question sur l'arrestation et le jugement du général Hassan (un des responsables de la sécurité), M. Ouyahia a répondu: «Je ne ferai pas de commentaire sur cette affaire qui est entre les mains de la justice». Répondant à une question relative à l'intention de l'ancien responsable de l'Armée islamique du salut (AIS) Madani Mezrag de créer un parti politique, M. Ouyahia a affirmé  que «l'Etat ne l'autorisera pas dans la mesure où les lois sur la concorde civile, la réconciliation nationale et sur les partis politiques l'interdisent».


La révision de la Constitution relève «seulement» des prérogatives du président de la République

La révision de la Constitution relève «seulement» des prérogatives du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a déclaré hier à Alger, le secrétaire général par intérim du Rassemblement national démocratique (RND), Ahmed Ouyahia.

«La question de la révision de la Constitution relève seulement des prérogatives du président de la République, et lui seul qui gère ce dossier», a précisé M. Ouyahia lors d'une conférence de presse. Il a jugé «exagérées» les informations selon lesquelles le projet de Constitution «serait annoncé dans la semaine ou le mois prochains», estimant «possible que celui-ci serait annoncé durant l'année en cours», tout en soulignant que «quelle que soit la forme de son adoption par voie référendaire ou par le Parlement, la décision revient au président de la République». Précisant qu'il parlait en tant que responsable de parti et en tant que cadre de l'Etat, M. Ouyahia a ajouté que le RND «attend toujours la fin de l'élaboration du projet de Constitution qui ne saurait tarder».


L'Etat «n'autorisera pas» Madani Mezrag à créer un parti politique

L'Etat «n'autorisera pas» l'ancien responsable de l'Armée islamique du salut (AIS) Madani Mezrag, à créer un parti politique, a affirmé hier à Alger le secrétaire général par intérim du Rassemblement national démocratique (RND), Ahmed Ouyahia.

«L'Etat n'autorisera pas Madani Mezrag à créer un parti politique dans la mesure où les lois sur la concorde civile, la réconciliation nationale et sur les partis politiques l'interdisent», a-t-il déclaré au cours d'une conférence de presse.

M. Ouyahia a souligné que «l'Etat n'a pas interdit aux cadres du parti dissous d'exercer leurs activités et de tenir des réunions», citant pour preuve les rencontres qu'organisait Madani Mezrag à Jijel depuis le début les années 2000.

Il a rappelé, à ce titre, que les cadres du parti dissous ont été invités par la Présidence pour participer aux consultations menées autour de l'amendement de la Constitution, preuve que ces derniers n'ont pas été exclus de la scène politique nationale à condition qu'ils respectent les lois de la République.


Ouyahia dément s'être attaqué à Sellal

Le secrétaire général par intérim du Rassemblement national démocratique (RND), Ahmed Ouyahia, a démenti, hier à Alger, s'être attaqué au Premier ministre, Abdelmalek Sellal, affirmant le soutien de son parti au président Bouteflika et au gouvernement.

«J'entends par ci et par là qu'Ouyahia est en conflit avec le gouvernement ou avec Abdelmalek Sellal, un frère et un ami depuis 1979,» a soutenu le secrétaire général par intérim du RND dans une conférence de presse.

«Vous imaginez un responsable de cabinet du président de la République s'attaquer au Premier ministre?», a-t-il lancé, affirmant l'engagement de son parti aux côtés du président Bouteflika et du gouvernement et aux côtés de M. Abdelmalek Sellal.

M. Ouyahia a rappelé être dans la politique depuis une vingtaine d'années et avoir été trois fois à la tête du gouvernement, pour une durée de dix ans.

Il a souligné à ce propos n'avoir jamais critiqué l'action de l'Exécutif lorsqu'il en sortait, étant convaincu que la politique est une question de choix et que le travail de son parti complétait celui du gouvernement.


Chute des prix du pétrole : L'Algérie dispose d'une «marge de sécurité» pour dépasser les effets de la crise

L'Algérie dispose d'une marge de sécurité lui permettant de dépasser l'impact des effets de la crise économique induite par la chute des prix du pétrole sur le marché mondial, a indiqué hier à Alger le secrétaire général par intérim du Rassemblement national démocratique (RND).

«L'Algérie a une marge de sécurité et n'a pas besoin de recourir à un endettement extérieur», a indiqué M. Ouyahia lors d'une conférence de presse qu'il a animée au siège de son parti.

Il a fait savoir que la dette extérieure actuelle de l'Algérie n'est que de 400 millions de dollars et ce, grâce à la «sage décision» du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, de rembourser par anticipation la totalité de la dette extérieure du pays.

Il a précisé que le chef de l'Etat a interdit le retour à l'endettement extérieur, affirmant que le peuple peut être «rassuré pour les trois ou quatre ans à venir dans la mesure le pays dispose de près de 160 milliards de dollars de réserves de change».

A une question sur la diversification de l'économie algérienne, M.Ouyahia a indiqué que celle-ci est déjà diversifiée avec 30% pour les hydrocarbures, 10% pour l'agriculture, 5% pour l'investissement et 30% pour les services. Il a expliqué que l'Algérie qui n'exporte que les hydrocarbures, doit de ce fait «diversifier ses exportations». Le secrétaire général par intérim du RND a souligné en outre que l'Algérie demeure «l'un des rares pays qui encourage l'investissement et accorde des facilités aux opérateurs économiques», regrettant toutefois la persistance du «phénomène de la bureaucratie et de la corruption».


Les changements et mutations dans le système de sécurité en Algérie sont «naturels»

Les changements et mutations opérés au sein de de la Défense nationale, de manière générale en Algérie, sont «naturels», a indiqué hier à Alger, le secrétaire général par intérim du Rassemblement national démocratique (RND), Ahmed Ouyahia.

M. Ouyahia a fait savoir, lors d'une conférence de presse, que les changements et mutations opérés au sein de la Défense nationale, de manière générale en Algérie, sont «naturels», saluant l'Armée nationale populaire (ANP) et les services de sécurité, dont le Département du renseignement et de la sécurité (DRS), la Gendarmerie nationale, et la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN), pour leurs «sacrifices» et «mobilisation» pour la défense du territoire national.

Il a fait observer, en sa qualité de responsable à la présidence de la République, qu'à travers ces changements, dont la dissolution du Groupement d'intervention spécial (GIS), le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, chef suprême des Forces armées et ministre de la Défense nationale, «n'est pas Néron qui a brûlé Rome, ni un opposant pour casser le système de sécurité» algérien.

M. Ouyahia a rappelé, en outre, le «bond qualitatif», en matière de professionnalisme et d'équipement, qu'a connu l'ANP sous la présidence de   M. Bouteflika, depuis 1999, expliquant que le GIS, fondé dans les années 1980, «a été dissous après la victoire contre le terrorisme et le recouvrement de la paix, consacrée par l'adoption de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale en 2005». Le GIS était la seule unité d'élite en Algérie, a encore expliqué Ouyahia, se réjouissant qu'en 2015, le pays dispose de dizaine d'unités spéciales relevant des différents services de sécurité.

Il a également fait savoir que le Service de coordination opérationnelle et de renseignement antiterroristes (Scorat), qui est une unité de renseignement, «n'est pas dissous».

Le Scorat, qui était sous la tutelle du DRS, relève à présent de l'état-major de l'ANP et continue de travailler en collaboration avec les unités de l'Armée dans le cadre de la lutte antiterroriste.

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