A l'occasion de la Journée des Nations unies pour la coopération Sud-Sud, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a rappelé samedi l'énorme potentiel de cette coopération en vue d'améliorer les conditions de vie de la grande majorité des habitants de la planète.
«Malgré certains problèmes persistants, les pays en développement sont devenus des acteurs de premier plan sur la scène socioéconomique mondiale.
La plupart ont rejoint le groupe des pays à revenu intermédiaire et certains ont connu une croissance économique impressionnante, affiché des taux d'épargne et d'investissement élevés, et accru leur part dans les échanges de biens et de services», a fait remarquer le chef de l'ONU dans un message pour cette journée.
Il a affirmé que l'on peut trouver aussi dans ces pays de nombreuses entreprises fabriquant des produits de qualité, des compétences techniques et de grandes institutions financières et bancaires.
«On attend beaucoup de la Nouvelle Banque de développement créée il y a peu par le Brésil, la Russie, l'Inde, la Chine et l'Afrique du Sud et du projet de Banque asiatique d'investissement pour les infrastructures, qui doivent venir compléter les sources de financement du développement», a poursuivi M. Ban.
Selon lui, la coopération Sud-Sud peut donc jouer un rôle déterminant dans l'exécution du Programme de développement durable à l'horizon 2030, qui sera adopté par les dirigeants du monde lors du sommet qui se tiendra dans le courant du mois au siège de l'ONU à New York.
Pour rappel, dans le but de souligner l'importance de la coopération Sud-Sud, l'Assemblée générale de l'ONU avait décidé en 2004, par une résolution, de proclamer le 12 septembre, Journée des Nations Unies pour la coopération Sud-Sud. Elle commémore le jour où, en 1978, la Conférence des Nations Unies sur la coopération technique entre pays en développement avait adopté un plan d'action pour promouvoir cette coopération.