Le chef du Parti du sauvetage national du Cambodge (CNRP) Sam Rainsy a appelé hier à une transition pacifique dans son pays dirigé depuis plus de 30 ans par le Premier ministre Hun Sen, citant l'exemple de la victoire de l'opposition en Birmanie.
«Le mot impossible n'a, je pense, pas de sens. Si la Birmanie est parvenue à la démocratie, et elle est de toute évidence sur le chemin de la démocratie, cela devrait être possible», a déclaré le chef de l'opposition combodjienne, en visite au Japon, pays donateur du Cambodge.
Le décompte des résultats en Birmanie, avançant au compte-gouttes, confirmait hier une victoire écrasante du parti de l'opposante Aung San Suu Kyi. Au Cambodge, où des élections législatives doivent avoir lieu en 2018, les relations «houleuses» entre le pouvoir et les partis d'opposition se sont envenimées plus encore après les élections de 2013 à la suite desquelles le CNRP avait accusé le parti au pouvoir de fraudes.
«Personne ne peut résister à cette tendance, surtout de la part des jeunes (...) qui appellent au changement», a fait valoir l'opposant cambodgien. Sam Rainsy et le vice-président de son parti Kem Sokha ont tous deux insisté sur leur volonté d'une transition sans violence.
«Nous allons négocier, nous allons leur assurer une sortie en toute sécurité, nous n'exercerons pas de représailles, nous préserverons leur dignité», a déclaré Sam Rainsy au sujet des dirigeants de son pays.