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Débats au Parlement sur le PLF2016 : L’Algérie a les ressorts pour rebondir

Publié par Boualem Branki le 24-11-2015, 18h57 | 59
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Tous les regards sont braqués actuellement sur le Parlement. Des débats qui sont actuellement animés par les députés sur le projet de loi de finances 2016, il en ressortira une mouture finale qui va mener en principe l’Algérie vers une année où tout le monde va devoir consentir des sacrifices.

Car cela est évident que l’année 2016 sera stressante pour les Algériens, et délicate pour le gouvernement, qui doit à la fois trouver des solutions efficaces et durables pour bien traverser cette période délicate, et mettre en place les prémisses d’une économie non dépendante des hydrocarbures.

La gageure est réelle, d’autant que le Premier ministre Abdelmalek Sellal a assuré que les fondements de l’économie nationale restent encore bons, avec des réserves de change de 161 milliards de dollars et des indicateurs encore bons. Le cas est actuellement centré sur la meilleure manière de passer dans de bonnes conditions sociales cette période délicate, mais surtout de donner à l’économie nationale les ressorts nécessaires pour rebondir.

Au parlement, les députés, toutes tendances confondues, travaillent sur un consensus global qui ne pénalise ni le projet de loi de finances pour 2016, ni celui du porte monnaie des citoyens. Un exercice difficile qui appelle à des arbitrages douloureux, car il faut faire en quelque sorte le ménage entre l’impératif économique et les exigences sociales.

Car en fait, la société algérienne reste encore fragile, et les changements brusques ne sont pas la meilleure solution pour l’équilibre social. C’est dans ce sens que le PLF2016 intègre parfaitement cette dimension sociale, avec le maintien pratiquement des prix subventionnés, en dépit de la baisse des recettes pétrolières et les exigences de rationalité des dépenses budgétaires.

Certes, ce projet de loi de finances 2016 est agressif sur certains grands secteurs comme l’agriculture, les services, l’industrie pour justement mettre les grands atouts de ces secteurs dynamiques au service de la reprise économique. Et, sur ce chapitre, il n’y a qu’à voir l’intensité des débats à l’APN sur ce PLF 2016 pour se convaincre sur la volonté des représentants du peuple d’acculer le gouvernement à faire le maximum de concessions, et partant jouer pleinement leur rôle dans une démocratie affirmée. Le gouvernement, à travers le ministre des finances, veut rassurer le parlement.

Et reconnaît en fait l’existence de vrais risques à moyen et long termes sur l’économie nationale et les équilibres budgétaires, car les indicateurs macroéconomiques devraient être négatifs durant l’année 2016.

Ce n’est pas pour autant qu’il faille jouer les oiseaux de mauvais augure, car l’économie algérienne a encore beaucoup de ressorts pour rebondir, comme l’a d’ailleurs affirmé le Premier ministre Abdelmalkek Sellal. Le tout est de revenir aux valeurs du travail et de redonner à l’Algérie une économie forte, saine, résiliente.

Du reste, le programme de développement quinquennal du président Bouteflika n’est ni menacé, ni reporté. De bon augure.

Boualem Branki

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