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Début des travaux de la COP21 à Paris : Une mobilisation universelle pour relever le défi climatique

Publié par DK News le 30-11-2015, 23h47 | 31
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Les chefs d’Etat et de gouvernement de 150 pays doivent faire preuve d'une mobilisation inédite à la Conférence de l'ONU sur le climat (COP21), ouverte hier à Paris, pour lutter contre le réchauffement climatique, mais ce pari est loin d’être gagné.

Les dirigeants du monde sont appelés à donner un appui politique aux négociations qui devraient accoucher, d’ici le 11 décembre, d’un accord universel et contraignant en mesure de relever le défi climatique.

«Les nations n’ont jamais été en mesure de triompher de l’épreuve climatique comme ils le sont aujourd’hui», a déclaré le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, dans son allocution d’ouverture.

Selon lui, le monde a besoin d’un accord «significatif, universel et solide», soulignant, également, que ce dernier devrait être «durable, crédible, consacrant la solidarité entre les Etats et qui prend en considération les capacités des pays et leurs niveaux de développement».

«Nous ne sommes plus dans le luxe de l’indécision, nous devrions agir pour un monde meilleur pour tous», a-t-il plaidé.

De son côté, le président français, François Hollande, a prôné un accord «universel, contraignant et différencié», estimant que la COP21 «soulève un immense espoir que nous ne devons pas décevoir».

La «justice climatique» telle que préconisée par M. Hollande devrait se traduire par un engagement des pays développés pour soutenir financièrement et techniquement les pays pauvres qui sont les plus touchés par les phénomènes liés aux réchauffements climatiques. Affirmant que la forte présence des chefs d’Etats et de gouvernement «donne un souffle et de l’ambition à l’enjeu climatique», le président français a souligné que «les bons sentiments et les déclarations d’intention ne suffisaient pas» pour atteindre les objectifs de la COP21.

A la veille de l’ouverture de cette conférence mondiale, plus de 184 pays, parmi les 196 parties de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, ont présenté leurs Contributions nationales dans lesquelles ils fixent des objectifs chiffrés pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, principal responsable du réchauffement climatique.

 

Positions éloignées entre les différents pays

Toutefois, les contributions de ces pays, qui représentent près de 95% des émissions mondiales de gaz à effet de serre, ne semblent pas suffire pour atteindre l’objectif global de l’accord attendu : le maintien du réchauffement climatique en dessous de 1,5 à 2°C d’ici à 2100, par rapport à l’ère préindustrielle.

A cela s’ajoutent les positions éloignées entre les différents pays : certains plaident pour un accord qui tienne compte de la responsabilité différenciée impliquant des engagements financiers au profit des pays les plus vulnérables, alors que d’autres refusent ce principe de la solidarité climatique internationale.

Dans ce sens, le président de la COP21, Laurent Fabius, ministre français des Affaires étrangères, a reconnu, dans son discours d’ouverture, que «le succès n’est pas acquis mais il est à notre portée».

La Secrétaire générale exécutive de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, Christina Figueres, a qualifié cette COP de «tournant important», soulignant que «le travail devrait, toutefois, être terminé».

«C’est à vous d’ouvrir la voie vers l’avenir, soyez alors à la hauteur de cette responsabilité. Le monde vous regarde, le monde compte sur vous», a-t-elle soutenu devant les représentants des parties de la Convention-cadre. A noter que les 150 chefs d’Etat et de gouvernement dont le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, présents à l’ouverture officielle de la COP21, ont observé une minute de silence en hommage aux victimes du terrorisme partout dans le monde.

Outre les chefs d’Etat et de gouvernement, le nombre des participants  à la COP21 est de l'ordre de 40.000 personnes dont 10.000 délégués de 195 pays, 14.000 experts et représentants de la société civile ainsi que 3.000 journalistes.

La COP21 se présente aussi comme un espace qui mettra en évidence l’ambition de la société civile, des syndicats et des entreprises, notamment pour stopper le dérèglement climatique, et ce, à travers des tables rondes, des débats, des projections de films et des conférences de presse qui seront organisés durant les 12 jours de cet évènement.

Ces activités tourneront autour de sujets liés au développement durable, l’industrie verte, l’innovation, le rôle du secteur privé dans la protection de l’environnement, l’agriculture, le reboisement et les cités vertes.

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