L’Algérie ne ménagera aucun effort pour permettra, dès à présent, le lancement du nouveau mécanisme de coopération policière africain Afripol en attendant la signature par les présidents et chefs de gouvernements africains des articles 21 et 2 du statut d‘Afripol instituant le secrétariat intérimaire et conférant au personnel et au siège de l’organisation les immunités et privilèges qui leur sont dus, a annoncé hier le Directeur général de la Sûreté nationale le général-major Abdelghani Hamel,
lors de la clôture des travaux de la réunion des directeurs et inspecteurs généraux de la police africaine qui a réuni du 13 au 14 décembre 2015 à l’hôtel El Aurassi d’Alger, 33 pays africains représentés par 15 directeurs et inspecteurs généraux, 18 délégués, sans oublier la présence de représentants d’Interpol et du Centre africain d’étude et de recherche sur le terrorisme.
Ainsi, en attendant la prochaine session ordinaire de la Conférence de l’Union africains prévu en janvier 2016, les participants à cette réunion ont convenu à désigner deux candidats de chaque sous-région africaine (Afrique du nord- Afrique de l’Ouest-Afrique centrale-Afrique de l’Est et Afrique australe) pour intégrer le siège d’Afripol à Alger.
Les pays désirant désigner plus de cares au profit de l’organisation ont également la possibilité de le faire. Pour sa part, l’Algérie représentée par la DGSN fournira un maximum de moyens humains et matériels pour permettra à ce nouveau mécanisme de fonctionner convenablement en attendant sa mise en place officiellement.
Outre le renforcement des capacités policières à travers la multiplication des formations spécialisées, l’échange d’informations, d’expérience et d’expertise, cette plateforme de coopération policière qui aura pour mission de lutter contre le crime organisé transfrontalier, le terrorisme, le trafic d’armes et de drogue, la traite des êtres humains,
la piraterie maritime, les atteintes à l’environnement et la gestion de crises liées aux catastrophes naturelles, confortera la sécurité et la paix auxquels aspirent les populations africaines. Cet organe qui sera ouvert à la coopération avec les autres organisations internationales de même type à l’image d’Interpol, contribuera à «l’asséchement» des financements des groupes terroristes à travers la lutte contre l’économie criminelle en particulier le trafic de drogue qui constitue le revenu principal des cellules terroristes, a indiqué le Commissaire à la Paix et à la Sécurité de l’Union africaine M. Smaïl Chergui, qui a ajouté que le soutien accordé par le président de la République M. Abdelaziz Bouteflika, à la création de cette organisation qui va très certainement contribuer à assoir l’Etat de doits dans les pays africains, traduit sa volonté de promouvoir la paix et la sécurité dans le continent.