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Des personnalités politiques soulignent la «grandeur» de l'homme

Publié par DK News le 27-12-2015, 21h19 | 35
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Des personnalités politiques ont souligné samedi à Alger la «grandeur» de la figure charismatique du Front des forces socialistes (FFS), Hocine Aït-Ahmed, dont ils ont relevé le parcours éminemment «révolutionnaire» en faveur de la cause de libération nationale et de l'émancipation de l'Algérie indépendante.

«C'est une circonstance douloureuse que nous vivons avec la perte d'un grand parmi les grands et qui s'est dévoué pour la nation et l'indépendance de celle-ci» a indiqué Mohamed Ali Boughazi, conseiller du président de la République. «Aujourd’hui, nous constatons le consensus autour de cette immense personnalité, ce qui confirme que l'Algérie est altière par les hommes qui insufflent en elle sa force, qu'il s'agisse des vivants que de ceux qui ne sont plus de ce monde», a ajouté M. Boughazi qui s'exprimait à la presse à titre personnel, après avoir présenté ses condoléances aux responsables du FFS au siège du parti.

M. Boughazi a également rappelé que le défunt a «œuvré pour le pays de son vivant et continue à le faire même en étant mort». «Aït-Ahmed n'est pas seulement une perte pour un parti politique, un groupe ou une famille mais la perte de toute l'Algérie. C'est l'un des symboles du mouvement national et de la glorieuse guerre de libération. Le défunt a laissé un héritage de militantisme politique qui constitue la fierté de la génération post-indépendance», a déclaré, pour sa part, Fateh Rabîee, ancien dirigeant du parti Ennahda. «Aujourd’hui, la génération post-indépendance réalise dans quelle mesure Aït-Ahmed a été grand, s'est sacrifié et a enduré», a-t-il ajouté, souhaitant que la génération actuelle «profite de l'héritage militant de ce leader charismatique». L'ancien ministre et membre fondateur du Parti du renouveau algérien (PRA), Noureddine  Boukrouh a tenu à relever la «reconnaissance» des générations pour qui Aït Ahmed incarnait des «vertus à même de leur permettre de bâtir une Algérie meilleure».

De son côté, Karim Tabbou, ancien militant du FFS, parle d'un «moment douloureux», d'une «grande perte pour l'Algérie» et évoque un Aït-Ahmed qui incarne «une idée politique et des valeurs». Il a ajouté qu le défunt «s'était opposé à la dictature coloniale mais également à celle du régime après l'indépendance». Aït Ahmed était un des «piliers» de la révolution du 1er novembre et un des «géants» de l'histoire de l'Algérie, a déclaré, de son côté, Amar Lounis, membre de la Fédération de France du Front de libération nationale (FLN).

Retraçant le parcours du militant, celui qu'on surnomme «Da Amar» a rappelé qu'Aït-Ahmed s'est enrôlé dans l'activisme dés l'âge de 16 ans, depuis le Parti du Peuple algérien (PPA) jusqu'à la révolution du 1er novembre, en sus de son combat pour  les valeurs démocratiques et de justice.

Pour avoir eu «l'honneur» de représenter l'Algérie à la Conférence de Bandung (Indonésie) en 1955, Aït-Ahmed a été ainsi le  «premier diplomate» de l'histoire de l'Algérie, a ajouté le représentant de la Fédération FLN de France, appelant la jeunesse algérienne à «puiser des enseignements de cette personnalité».

«La disparition de cette grande figure est une perte non seulement pour la nation algérienne mais également pour la nation sahraouie et pour tout le Maghreb arabe», a affirmé de son côté, Mohamed Lamine Ahmed, conseiller spécial du président sahraoui, Mohamed Abdelaziz.

Venu présenter les condoléances du gouvernement sahraoui, à la tête d'une forte délégation, il a été reçu au siége du FFS par le Premier secrétaire national, Mohamed Nebbou, auquel il a exprimé sa compassion pour tous les militants du parti.

«Hocine Aït Ahmed était grand de la grandeur des hommes et de la révolution de l'Algérie, il défendait la cause des peuples opprimés et a fortiori, le peuple sahraoui voisin. Nous sommes endeuillés par cette perte», a-t-il regretté. Le président de l'Association algérienne des Zaouïas et de la Culture soufie, Nouredine Mechouat, a pour sa part mis en avant la «grandeur» de l'homme, de par son parcours et sacrifice, tout comme la «noblesse» de sa descendance familiale». Aït-Ahmed «était obnubilé par l'intérêt suprême du pays», a déclaré M. Mechouat, appelant les militants du FFS à s'inscrire dans la «même ligne» que celle suivie par celui qui fut le leader historique du parti. L'ancienne figure historique du FFS est décédée mercredi à Lausanne (Suisse). Sa dépouille sera rapatriée jeudi vers Alger où une veillée funèbre sera organisée au siège du parti avant son enterrement lendemain, vendredi, dans son village natal à Ain-El-Hammam (Tizi-Ouzou).

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