Prés de 50% des marchés informels à Blida ont été éradiqués depuis le lancement début octobre dernier d'une campagne de lutte contre le commerce anarchique dans la wilaya, a t-on appris hier du chef du service de l’Observation du marché et de l’information économique.
"Quelque 27 marchés anarchiques disséminés à travers cinq (5) communes ont été éradiqués, sur un total de 74 recensés, depuis septembre dernier", a indiqué à l’APS Lhadi Bouzekar, signalant la poursuite de l’opération jusqu’à l’éradication totale de l’ensemble de ces marchés, à l’origine de pertes financières jugées considérables pour cause d’évasion fiscale.
Il a relevé que l’éradication définitive de ces marchés est tributaire du parachèvement de tous les programmes destinés à la résorption du commerce informel, observant toutefois que la ville de Blida accuse un manque en matière de projets de réalisation de marchés de proximité.
Depuis 2011, ces marchés (informels) ont enregistré un regain d’activités au niveau des grandes villes, dont Blida, Boufarik et Larbaâ, a déploré le même responsable, signalant néanmoins l’éradication "quasi totale" de tous les points noirs dans la cité Beb Dzair, à Souk Laârab, Souk Abane Ramdane, Souk Laïchi et à Douirette. Les seuls points noirs encore en activité se trouvent à proximité de la gare routière et du stade Mustapha-Tchaker de Blida, a-t-il encore observé.
Les vendeurs qui activaient dans ces marchés éradiqués, ont été intégrés dans les marchés de proximité, tandis que certains d'autres ont bénéficié de locaux professionnels dans des villes ne disposant pas actuellement de marchés de proximité, à l’instar de Blida et Boufarik.
Blida compte 3.064 vendeurs informels, dont 46 au niveau du chef-lieu de wilaya.