Le nouveau haut-commissaire de l'ONU pour les réfugiés, l'Italien Filippo Grandi, a annoncé hier la tenue à Genève fin mars d'une conférence destinée à trouver des places d'accueil pour les réfugiés syriens.
La conférence "sera limitée aux réfugiés syriens parce qu'ils constituent le problème le plus urgent, mais il est important que cette conférence soit bien représentée au niveau ministériel et que les Etats viennent avec des engagements concrets pour des places, pas de l'argent", a déclaré le diplomate italien, qui a succédé au début de l'année au Portugais Antonio Guterres.
Soulignant qu'il s'agissait de la première réunion de ce type jamais organisée par l'ONU, M. Grandi a précisé que le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, ouvrirait la conférence le 30 mars à Genève.
Par ailleurs, s'agissant des réseaux de trafiquants qui profitent de la détresse des Syriens fuyant les zones de conflit, il a déclaré: "Il faut être réaliste. Il y a des criminels qui feront le travail à notre place si nous ne le faisons pas correctement".
M. Grandi a tenu à remercier la chancelière allemande Angela Merkel dont le pays a accueilli l'an dernier 1,1 million de demandeurs d'asile de Syrie, d'Irak et d'Afghanistan. Il s'est cependant déclaré inquiet à propos des tentations de certains pays européens de fermer la porte aux réfugiés.
"Le reste du monde regarde ce que l'Europe fait en matière d'asile. Si elle commence à imposer des limitations, ériger des barrières, devenir hostile, je peux vous assurer que le reste du monde suivra", a-t-il averti.