Les effets du courant chaud El Nino menace la santé de quelque 60 millions de personnes en 2016, selon l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), qui indique que des fonds de l’ordre de 76 millions de dollars seront nécessaires pour prévenir ces conséquences.
L’agence onusienne prévoit dans une évaluation publiée vendredi que le courant devrait être plus fort en janvier, avant de s'affaiblir en mars, mais les effets sur la santé vont se prolonger. Sept pays sont particulièrement menacés, à savoir la Somalie, le Kenya, le Tchad, la Tanzanie, le Nicaragua, le Honduras et le Pérou.
Par conséquence, la sécheresse va toucher quelque 4,7 millions de personnes dans le Pacifique sud-ouest, 4,2 millions en Amérique centrale et 30 millions de personnes dans le sud de l'Afrique. D'autres régions seront exposées à des inondations en raison des fortes pluies.
D’après l’évaluation, le phénomène El Nino 2015-2016 pourrait être le pire au cours des dernières années, avec une ampleur comparable à celui de 1997-1998, qui a eu d'importantes conséquences sur la santé dans le monde entier.
Les cas de malnutrition, de choléra, de malaria, de fièvre dans l'est de l'Afrique, de pathologies infectieuses ou encore de maladies respiratoires en raison d'incendies, seraient ainsi aggravés. Les services de santé seraient également touchés et des populations déplacées.
Dans ce contexte, l’OMS s’attend à plus de demandes de soutien financier pour répondre à El Nino. Ce soutien comprend des services de santé supplémentaires à ceux qui en ont besoin. Des fonds seront également nécessaires pour fournir des traitements pour les enfants souffrant de malnutrition sévère dans de nombreux pays, comme l'Ethiopie.
De son côté, le programme alimentaire mondial (PAM) a averti, cette semaine, qu’El Nino risque d’accentuer la sécheresse qui sévit en Afrique, jugeant que les perspectives semblent «alarmantes» dans cette zone.