Dix huit (18) techniciens et spécialistes en radiothérapie issus de toutes les wilayas du pays participent depuis hier à une formation en radioprotection au Centre de recherche nucléaire d'Alger, a-t-on appris auprès des organisateurs.
Organisée par le Commissariat à l'énergie atomique (COMENA) et le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, cette formation qui s'étalera jusqu'au 10 mars prochain "vise à élever le niveau des spécialistes de la santé dans le domaine de radioprotection", ont précisé les organisateurs.
"Cette formation, première du genre sera suivie de manière continue par d'autres sessions à l'effet de toucher les personnes compétentes en radioprotection pour actualiser leurs connaissances dans ce domaine", a indiqué le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Abdemalek Boudiaf, dans son allocution inaugurale (lue par le directeur général des services de santé au ministère).
"Le but essentiel de cette formation est de réduire les risques de contamination aux rayonnements ionisants (rayons X) à l'endroit des patients et des manipulateurs", a souligné le ministre.
Il a tenu à préciser que cette formation en radioprotection sera axée "dans un premier temps" au profit des services de radiothérapie et de médecine nucléaire afin d'assurer une sécurité globale aux utilisateurs, aux patients et à la population en général.
"Il existe aujourd'hui 19 accélérateurs linéaires dans le secteur public plus trois autres en instance de mise en oeuvre" a rappelé M. Boudiaf ajoutant que ceci traduit l'amélioration de l'offre en radiothérapie dans le pays.
"Quatre nouveaux accélérateurs seront réceptionnés courant 2016", a annoncé le ministre.
La médecine utilise des accélérateurs pour le radiodiagnostic et la radiothérapie. Dans les deux cas, ce sont des rayons X qui sont utilisés sur le patient.
Le commissaire à l'énergie atomique, Mohamed Derdour a indiqué, pour sa part que "cette formation vise à réduire les risques de surexposition aux rayonnements ionisants et d'élever le niveau de formation des utilisateurs de la radiothérapie afin de les protéger ainsi que les patients". "30 000 personnes travaillant dans le domaine de la radiothérapie sont suivies actuellement par le Commissariat à l'énergie atomique (COMENA) afin de vérifier leur niveau d'exposition aux rayonnements ionisants", a-t-il souligné. Selon le directeur général des services de santé au niveau du ministère de la Santé, M. El Haj Mohamed, "cette première formation en radioprotection est destinée aux techniciens et aux manipulateurs exerçant dans les centres anti-cancer existant dans le pays afin de renforcer leurs connaissances en radioprotection.