Le sommet sur la sécurité nucléaire (NSS) débutera lundi à La Haye avec la participation de plus de 50 dirigeants du monde et sera axé sur les moyens d'éviter des attaques nucléaires terroristes.
Les hôtes néerlandais, qui ont pour l'occasion pris des mesures de sécurité sans précédents, ont identifié trois buts pour ce sommet : réduire les stocks de matériaux nucléaires, réduire la production de matériaux radioactifs et renforcer la coopération internationale sur la sécurité nucléaire.
Presque chaque pays au monde dispose en effet des matériaux nécessaires à la fabrication de bombes dites «radiologiques» ou bombes «sales», qui combinent explosifs traditionnels et éléments radioactifs.
«Vous n'avez peut-être pas de réacteur nucléaire dans votre jardin, mais vous avez probablement un hôpital qui dispose de diverses sources radiologique pour traiter le cancer», explique Michelle Cann, analyste pour l'ONG Partenariat pour la sécurité mondiale.
Organisé lundi et mardi à l'initiative du président américain Barack Obama qui avait assuré en 2009 que le terrorisme nucléaire était «la menace la plus immédiate et la plus extrême pour la sécurité mondiale». Mardi, les discussions porteront sur la façon de sécuriser les stocks de matériaux nucléaires et éviter que des groupes terroristes comme Al-Qaïda mettent la main dessus pour fabriquer des armes nucléaires.
Des précédents sommets du NSS avaient été organisés en 2010 à Washington et en 2012 à Séoul. Un sommet final doit être organisé en 2016. Un des objectifs de ces sommets est de convaincre les pays de se débarrasser de leurs stocks d'uranium hautement enrichi et de plutonium, qui peuvent être utilisés pour fabriquer des bombes atomiques, pour privilégier l'uranium faiblement enrichi.