Les syndicats de la compagnie pétrolière nationale du Nigeria, la NNPC, ont mis fin jeudi à une grève de 24 heures après avoir reçu l'assurance que le plan de restructuration en cours ne serait pas assorti de licenciements, ont annoncé un syndicat et la compagnie.
«Nous avons appelé à la fin de la grève. Nos membres ont repris le travail dans les dépôts», a indiqué un responsable de l'Union nationale des travailleurs du gaz et pétrole (Nupeng), Tokunbo Korodo. «La grève a pris fin aux alentours de 5h (4h GMT) ce matin, au terme d'une nuit de rencontre avec les responsables des syndicats», a confirmé de son côté Ohi Alegbe, le porte-parole de la NNPC.
La grève a été lancée par l'Association nigériane du pétrole et gaz naturel (Pengassan) et la Nupeng mercredi, au moment où une pénurie de carburant avait fait flamber les prix dans le pays.
Les deux syndicats souhaitaient protester contre «la décision unilatérale du ministre du pétrole, (Emmanuel) Ibe Kachukwu, de scinder la NNPC».
Certes, premier producteur africain de pétrole, le Nigeria dépend encore d'importations de produits pétroliers par manque de capacité domestique de raffinage.Avec une production de l'ordre de deux millions de barils par jour, le pétrole compte pour environ 70% des revenus de l'Etat et 90% des réserves de devises étrangères du pays.