Les Nations unies, l'Union européenne et les Etats-Unis ont appelé hier la population au calme en République du Congo, qui attend les résultats de la présidentielle de dimanche, ont rapporté des médias.
La Commission nationale électorale indépendante (CNEI) a convié les journalistes à une conférence de presse sur «les première grandes tendances» du vote mardi à 18h00 (17h00 GMT).
L'Union européenne a encouragé «tous les acteurs politiques à recourir aux voies légales pour résoudre leurs différends» et appelé les autorités à rétablir les moyens de communication coupés pour le troisième jour de suite.
Auparavant, elle avait renoncé à envoyer des observateurs électoraux, estimant que les conditions d'un scrutin «démocratique» et «transparent» n'étaient pas réunies.Vendredi, déjà, l'ONU avait appelé au calme, exhortant «les partis politiques, les candidats et leurs partisans à résoudre les différends qui pourraient survenir par le dialogue et les procédures légales établies».
Affirmant avoir noté «de nombreux rapports d'irrégularités qui constituent une source d'inquiétude quant à la crédibilité du processus électoral», le département d'Etat américain a demandé «à tous les dirigeants politiques congolais de renoncer à la violence et appeler leurs partisans au calme», et plaidé lui aussi pour le rétablissement des communications.
M. Sassou Nguesso, qui a passé plus de 32 ans à la tête du pays, a brigué dimanche un nouveau mandat face à huit autres candidats, quelques mois après un changement de constitution lui ayant permis de se représenter et que ses détracteurs ont qualifié de «coup d'Etat constitutionnel».