Le Soudan, riche en sites archéologiques mal exploités, a obtenu une aide de 135 millions de dollars du Qatar, a annoncé dimanche un responsable soudanais.
Cet argent servira à financer 29 projets, dans la réhabilitation d'anciennes reliques, la construction d'un musée et une étude sur la langue de l'ancienne civilisation de Méroé, a précisé Salaheddine Ahmed, coordinateur du programme. Selon ce responsable, ces fonds seront également utilisés pour financer les travaux de plusieurs missions archéologiques étrangères et locales sur cinq ans.
«C'est le plus gros financement de tous les temps pour les antiquités soudanaises», s'est félicité M. Ahmed, chef des musées du Soudan, selon lequel le programme va jeter les bases d'un tourisme archéologique dans son pays.
Le soudan compte de petites pyramides mal découvertes au nord de Khartoum qui contrastent avec la grandeur de celles de l'Egypte pharaonique qui a occupé la région pendant 500 ans jusqu'à l'an 1.000 AJC. Deux sites soudanais figurent sur la liste de l'héritage mondial de l'Unesco: Jebel Berkal et les tombes environnantes et d'autres reliques de la civilisation de Napatan et de Méroé qui a succédé à l'ère pharaonique au Soudan. De petites pyramides à Méroé et des sites environnants, dont ceux de Naqa et Moussawarat, figurent également sur cette liste. Les premières fouilles au Soudan ont eu lieu il y a cent ans, bien plus tardivement qu'en Egypte et qu'en Grèce.
Des missions françaises, polonaises, allemandes et autres participent à des fouilles dans le nord du Soudan et vont toutes bénéficier des fonds du Qatar.