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La campagne électorale à son 3e jour : Appel à un vote massif et au rejet du boycott

Publié par Boualem Branki le 24-03-2014, 19h58 | 40
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Hier lundi, la campagne électorale pour le scrutin présidentiel du 17 avril prochain s'est pratiquement déroulée comme un match de football: sans round d'observation et de surveillance de l'adversaire. Mais, il faut le dire, cette campagne électorale animée autant par les prétendants à la présidentielle que par leurs responsables de campagne, se déroule dans un parfait «esprit de fair- play», ce qui en soit contribue à lui donner de la hauteur.

 Ainsi donc, à la promesse de bâtir s'il est réélu une «République rénovée», le Président Bouteflika s'engage, selon son directeur de campagne, Abdelmalek Sellal, à ce que cette nouvelle République algérienne sera un «joyau de l’Afrique et de la Méditerranée». «Le temps est venu pour l’édification d’une République totalement rénovée pouvant répondre aux aspirations du peuple et être à la hauteur de ses attentes», a martelé M. Sellal à Blida. 

Pas très loin de là, à la salle omnisports Baaziz, le candidat indépendant Ali Benflis lance de son côté, à l'adresse des jeunes, qu'il réduira la durée du Service national à une année s'il est élu. Mieux, il va encourager la création d'un syndicat national de la police nationale, pour raffermir les liens de ce corps de sécurité civile.

On le voit donc, les candidats à ce scrutin mettent la barre très haut, et n'hésitent pas à sortir les grands moyens pour brasser large auprès de l'opinion publique, notamment les jeunes, qui constituent l'essentiel du corps électoral. Sur le front du renforcement de la démocratie, là également il y a un bras de fer entre les eux candidats indépendants à ce scrutin. 

A Sétif, Amar Saâdani affirme que l'élection présidentielle du 17 avril prochain constitue un rendez-vous «pour le triomphe de la démocratie en Algérie». Et, à Skikda, Belkhadem ajoute qu’en élisant Bouteflika, le peuple algérien aura «voté pour la stabilité du pays, sa cohésion, et pour un programme de développement ambitieux et de nouvelle réformes politiques».  Le candidat indépendant Ali Benflis lui aussi sait répliquer et affirme également qu'il sera respectueux de la démocratie, de l'opposition et qu'il comprend «les boycotteurs» de cette élection, même s’il est pour la participation à ce scrutin. 

De son côté, le candidat du parti Ahd54, Ali Fawzi Rebaïne s'est engagé lundi à Khenchela (est) de procéder, s'il est élu Président de la République, à un changement «radical», dont la révision de la Constitution. «Si vous votez le 17 avril pour moi, je vous promets de procéder à un changement radical touchant tous les niveaux en commençant par la révision de la Constitution qui est, actuellement, en faveur des gouvernants», a-t-il ajouté. Bref, le second jour de cette campagne présidentielle, qui a vu les six candidats tenir des meetings très animés et surtout bien suivis par les jeunes, donne le ton de ce que seront les 13 prochains jours de cette campagne qui promet beaucoup de choses, dont le niveau des débats et des combats d'idées et de programmes.

 Ce ne sera en somme que bénéfice pour le pays, pour les soutiens des candidats et pour les candidats eux-mêmes, puisqu'ils auront su donner une belle image de franche compétition électorale pour une élection présidentielle qui va consacrer l'enracinement de la démocratie en Algérie.

Les candidats et leurs représentants à Les candidats et leurs représentants à la présidentielle du 17 avril, ont notamment, appelé lundi, les électeurs à un vote massif lors du prochain scrutin, et se sont élevés contre les partisans du boycott.  Ces appels ont été lancés successivement, par le candidat Moussa Touati, du Front national algérien (FNA), à Adrar, les représentants du candidat Bouteflika, Abdelaziz Belkhadem et Abdelmalek Sellal, respectivement, à Skikda et Blida, Ainsi, M. Touati, qui s'est dit «opposé à l'option du boycott», a invité ses militants et les Algériens à voter le 17 avril prochain. 

«Au lieu que des partis politiques et autres parties prônent le choix du boycott, ils gagneraient à convaincre leurs militants et les Algériens à aller voter dans la mesure où le peuple ne peut en aucun cas, exercer son pouvoir, consacrer et jouir de sa souveraineté par le boycott», a-t-il affirmé. «La souveraineté et le pouvoir du peuple sont représentés par l'urne, d'où l'obligation de voter», a-t-il à cet égard, argué.  

De son côté, M. Belkhadem a appelé les électeurs à se rendre «massivement» aux urnes, le jour «J», estimant que l'enjeu du prochain rendez-vous, était «très important, sinon décisif dès lors qu'il s'agit de l'avenir du pays». Pour lui, en élisant Bouteflika, le peuple algérien aura «voté pour la stabilité du pays, sa cohésion», et «pour un programme de développement ambitieux et de nouvelles réformes politiques'', accusant les partisans du boycottage de vouloir «conduire le pays vers le chaos».  

Evoquant le bilan du candidat, il a relevé que «même si des lacunes peuvent (y) exister, le progrès socioéconomique du pays reste un fait tangible pour tous ceux qui ont une vision objective ». Pour sa part, M. Sellal a appelé à la vigilance contre les tentatives visant à «semer la fitna et le désespoir parmi nos populations et porter atteinte à l'unité nationale et à la stabilité du pays».  

Il a également, a fait savoir aux électeurs que le candidat Bouteflika, s'engageait à bâtir une «république rénovée» durant les cinq prochaines années, dans le cas où il serait réélu, expliquant que «le temps était venu pour l'édification d'une république totalement rénovée pouvant répondre aux aspirations du peuple et être à la hauteur de ses attentes».

Par ailleurs, le candidat Ali Faouzi Rebaïne, du parti Ahd54, qui s'exprimait devant les électeurs à Khenchela, a prôné «un changement radical», dont la révision de la Constitution, s'il était élu. «Si vous votez pour moi, je vous promets de procéder à un changement radical touchant tous les niveaux en commençant par la révision de la Constitution qui est, actuellement, en faveur des gouvernants», a-t-il dit.

Il s'est également, engagé à ce que «le nouveau président» n'aurait  plus «le statut de premier magistrat du pays afin qu'il soit lui-même un simple  justiciable, estimant que «cette proposition ne peut être concrétisée, si la  jeunesse ne donne pas la chance à l'opposition de gérer le pays».

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