Les prix du pétrole se stabilisaient hier en cours d'échanges européens, des interruptions de production en Libye et au Nigeria étant contrebalancées par la perspective d'une hausse des stocks de brut aux Etats-Unis, relevaient les analystes.
A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mai valait 107,03 dollars en début d'après-midi, en hausse de 4 cents par rappor à la clôture de mardi.A New York, le baril de «light sweet crude» (WTI) pour la même échéance grappillait 8 cents, 99,27 dollars.
Les cours du brut étaient soutenus par des «interruptions de production» en Libye et au Nigeria, indiquaient les analystes de Commerzbank. Toutefois, les prix étaient contenus dans leur hausse par la perspective d'une nouvelle hausse des stocks pétroliers aux Etats-Unis. Selon les analystes, les réserves de brut auraient progressé de 2,8 millions de barils, tandis que les stocks d'essence et de produits distillés (dont le gazole et le fioul de chauffage) auraient chacun reculé de 1,3 million de barils.
Enfin, les craintes des opérateurs liées à l'escalade des tensions entre les Occidentaux et la Russie au sujet de la Crimée semblaient s'apaiser un peu hier. «Même si les tensions sur l'Ukraine restent palpables, les risques semblent avoir été réduits après que le président américain et ses alliés ont décidé de prendre des sanctions économiques plus dommageables contre la Russie seulement si Moscou va plus loin que la prise de la Crimée», estimait Abhishek Deshpande, analyste chez Natixis.