Finies les méthodes classiques pour monter une campagne électorale, même pour une présidentielle: voici venir les temps virtuels des débats électroniques en Algérie à travers les réseaux sociaux, qui ont plongé le scrutin du 17 avril prochain dans le cyberespace.
Ainsi, les batailles désormais sans attraits de l'affichage au rendez-vous à chaque élection, sont reléguées lors de cette campagne électorale pour l'élection présidentielle du 17 avril prochain au second plan par des batailles épiques et virtuelles entre les partisans des six candidats. Le constat est là: cinq jours après le début de la campagne électorale, les tableaux d'affichage sont vides, aucune affiche de candidat parfois, et les citoyens ne se bousculent plus devant ces panneaux placés dans les grandes artères urbaines ou les places des villages. Quelques candidats ont lancé des chaînes de télévision «spéciale présidentielle 2014» qui servent essentiellement à diffuser les discours et différentes déclarations politiques.
«C'est une réalité qui est en train de bouleverser complètement les traditions. La majorité des gens sont scotchés maintenant pendant de longues heures devant leurs laptop ou tablettes et suivent de près les nouvelles via Internet», rapporte le journaliste Ahmed Bensebane, directeur de communication de Abdelaziz Bélaïd, candidat du Front Al Mostakbal.