nviron 400.000 épileptiques sont recensés en Algérie et pris en charge dans différents centres de neurologie à travers tout le territoire national, a indiqué, mercredi à Alger, le Pr Mustapha Sadibelouiz, neurologue à l’établissement hospitalier spécialisé, Ali Ait Idir (Alger).
«L’Algérie compte 350.000 à 400.000 épileptiques, bien diagnostiqués et correctement pris en charge dans divers établissements hospitaliers de l’ensemble du pays», a fait savoir le Pr Sadibelouiz, qui est aussi président de la ligue algérienne de lutte contre l’épilepsie, lors d’une conférence de presse organisée à l’occasion de la journée mondiale dédiée à cette pathologie.
Ce spécialiste a expliqué qu’il existait différentes formes d’épilepsie, à savoir les formes idiopathiques (sans causes précises) et les formes symptomatiques, qui sont les plus sévères mais plus rares aussi.
L’intervenant a aussi précisé que le diagnostic de l’épilepsie était établi après plusieurs crises convulsives et non pas après une seule crise. Il a indiqué dans ce sens qu’une convulsion pouvait être due à une hypoglycémie ou bien à une fièvre impo tante et que ce n’était pas pour autant un indicateur de cette maladie neurologique.
Les formes épileptiques les plus fréquentes sont décelées chez l’enfant à partir de 2 ans et après plusieurs épisodes de convulsion ou d’absence (perte de contact) et/ou secousses musculaires. Cependant, des formes d’épilepsie peuvent apparaître chez l’adulte à partir de 25 ans en raison de lésions cérébrales, d’accident vasculaire cérébral ou d’affections métaboliques. Sur le plan héréditaire, le chef de service neurologie a relevé des cas rares d’épilepsies familiales se transmettant des parents vers l’enfant. D’un point de vue diagnostic, l’épilepsie est une pathologie bien diagnostiquée en Algérie par les neurologues.
Selon le Pr Sadibelouiz, le diagnostic se fait par un interrogatoire poussé du patient et de ses proches et à travers des examens neurologiques à l’aide d’électroencéphalogramme.
Cette affection neurologique est guérissable au bout de quelques années de traitement dans 50% des cas, a ajouté le conférencier, précisant que le traitement doit être progressif et pris régulièrement. Par ailleurs, le professeur en neurologie a averti des risques liés à l’arrêt brutal du médicament après guérison des patients. L’arrêt du traitement doit être progressif et graduel, a-t-il ajouté.
Le traitement des différentes formes d’épilepsies est disponible en Algérie dans tous les centres de neurologie, pour une bonne prise en charge de la maladie, a aussi rassuré le professeur.
Il a suggéré aux malades, une bonne hygiène de vie, la prise régulière des médicaments, un bon sommeil et la protection des rayons solaires et autres luminosités.
A l’occasion de la journée mondiale de l’épilepsie, des portes ouvertes de sensibilisation à cette pathologie seront organisées jeudi à la Medina Center Ardis (Alger). Des spécialistes en la matière seront présents afin de donner des conseils aux malades et aux parents.L'épilepsie est une maladie neurologique chronique, provoquée par des dysfonctionnements de l'activité électrique du cerveau se manifestant par des convulsions.