Economie

Wall Street espère que les résultats justifieront sa bonne tenue

Publié par 20minutes le 09-07-2016, 11h44 | 28
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Après s'être rapidement remise du choc du "Brexit", la Bourse de New York, déjà relancée par d'excellents chiffres sur l'emploi, espère trouver dans les premiers résultats d'entreprises la justification de ses hauts niveaux actuels.

Au cours d'une semaine écourtée par le 4 Juillet férié, en l'honneur de la fête nationale, l'indice vedette Dow Jones Industrial Average a gagné 1,10% à 18.146,74 points et le Nasdaq, à dominante technologique, 1,94%, à 4.956,76 points. L'indice élargi S&P 500 a progressé de 1,28% à 2.129,90 points, l'essentiel de la progression ayant été réalisée vendredi.

Pour Hugh Johnson, chez Hugh Johnson Advisors, "on commence à se détacher de toute l'attention suscitée par le +Brexit+", le vote britannique en faveur d'une sortie de l'Union européenne du 23 juin, qui en début de semaine encore avait semé le trouble sur les marchés mondiaux, Wall Street comprise.

"Maintenant, on va s'intéresser aux résultats d'entreprise", dont la saison s'ouvre lundi soir avec ceux du géant de l'aluminium et des métaux composites Alcoa.

"Les résultats vont nous donner la première lecture en direct de (l'économie du) deuxième trimestre", a souligné Gregori Volokhine, de Meeschaert Financial Services, soulignant que "le deuxième trimestre doit vraiment montrer un rebond pour qu'on puisse imaginer une croissance annuelle entre 2% et 2,5%".

Jeudi et vendredi, une poignée de grandes banques, JP Morgan Chase, Citigroup et Wells Fargo livreront à leur tour leurs performances du deuxième trimestre, et "on s'attend à ce qu'elles aient de meilleurs résultats dans le courtage en nom propre", a précisé M. Johnson.

Pour l'ensemble des entreprises d'ailleurs, les investisseurs espèrent dans l'ensemble de meilleurs résultats, qui pourraient faire battre de nouveaux records à la Bourse.

Le S&P est déjà à un cheveu - moins d'un point - de son plus haut niveau de clôture, atteint en mai 2015.

- Chocs externes -

"Beaucoup de gens sont surpris par la solidité (actuelle) du marché", a relevé Tom Cahill, de Ventura Wealth Management, estimant qu'il était du coup vulnérable à de mauvaises surprises.

"Si on voit des avertissements sur résultats très négatifs cela pourrait le faire baisser", a-t-il dit, tout en assurant "ne rien voir qui puisse faire lourdement chuter" la semaine prochaine.

En tout état de cause, les résultats joueront plus le rôle d'un rétroviseur, dressant un tableau des mois écoulés, que celui d'une longue vue permettant de deviner les mois à venir.

"Normalement on guette les prévisions (d'entreprises) avec impatience, mais là, les chefs d'entreprises vont les faire sans (..) visibilité", ce qui leur fait perdre de leur intérêt, a déclaré M. Volokhine.

D'ailleurs, même mauvais, les résultats du premier trimestre n'avaient guère eu d'impact sur les indices. "Ce sont les chocs externes qui ont fait bouger les marchés, et là on peut se dire aussi que la semaine prochaine des tas de statistiques en Chine seront à la limite plus importantes que les statistiques financières américaines", a ajouté M. Volokhine.

M. Cahill a souligné qu'il surveillerait de particulièrement près les chiffres chinois sur le crédit, sur le commerce extérieur et sur la croissance économique du deuxième trimestre.

Côté américain, il épluchera mercredi le Livre Beige de la Réserve fédérale, qui fournit une étude de l'activité dans le pays, puis les prix à la production jeudi, et surtout les ventes de détail vendredi.

En revanche, ces investisseurs n'attendent plus beaucoup de remous du côté de l'Europe, car "la conviction c'est que le Brexit ne va pas avoir d'impact significatif sur les résultats d'entreprises" américaines, comme l'a souligné M. Johnson.

Désormais, la principale inquiétude lancinante est liée à la fragilité des banques italiennes".

A la différence du Brexit, qui devrait prendre des mois ou des années à entrer dans les faits, "c'est un problème d'aujourd'hui, même si c'est un problème lointain", a noté M. Volokhine.

Nasdaq Nyse

 

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