Les cours du pétrole ont ouvert en légère hausse lundi à New York, les investisseurs évitant de prendre des risques face aux préoccupations persistantes sur le niveau élevé de l'offre, notamment de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep).
Le cours du baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en août, qui avait fortement baissé la semaine précédente, gagnait huit cents à 45,49 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).
«Le marché est toujours frappé par la surabondance», a résumé un expert.
Les cours avaient profité au printemps de nombreux problèmes de production à travers le monde, notamment au Canada et au Nigeria, mais les marchés prennent désormais conscience qu'il en faut plus pour équilibrer durablement l'offre et la demande.
Parmi les éléments défavorables en ce début de semaine, l'expert citait des informations selon lesquelles l'Arabie saoudite, premier producteur de l'Opep, devrait pleinement remplir ses obligations de livraison d'or noir à plusieurs clients asiatiques en août.
«Cela laisse penser que la production de pétrole de l'Opep va demeurer élevée lors des prochains mois», a-t-il expliqué. Emmenée par Ryadh, l'Opep contribue largement à lester les cours depuis 2014 en s'abstenant d'abaisser ses objectifs de production.
Lueur d'espoir dans le paysage international, la production américaine se réduit constamment depuis le début d'année, mais les observateurs s'inquiètent de voir rebondir depuis deux semaines le nombre de puits en activité aux Etats-Unis.
«Il ne faut pas non plus surestimer l'impact sur le marché pétrolier», ont relativisé dans une note des experts, rappelant que la production américaine a récemment baissé à son niveau le plus faible depuis mai 2014 et que le nombre de puits en activité reste bien inférieur à ce qu'il était début 2015. «L'opinion sur le marché du pétrole redevient négative», ont-ils conclu. Le Brent ouvre la semaine en baisse à Londres
Les prix du pétrole baissaient lundi en cours d'échanges européens, tombant même à des plus bas niveau en un mois, dans un marché marqué par un renforcement du dollar et la surabondance persistante de l'offre.
En fin de matinée, le baril de Brent de la mer du Nord (pour livraison en septembre) valait 46,21 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 55 cents par rapport à la clôture de vendredi.
Mais en milieu de matinée, le cours du Brent est tombé lundi 45,90 dollars, son niveau le plus faible en un mois.
Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en août perdait 62 cents à 44,79 dollars. Pour sa part, le prix du WTI est tombé, au début de la jounée à 44,53 dollars, au plus bas en un mois.
«L'opinion sur le marché du pétrole redevient négative», alors que les investisseurs se focalisent désormais sur les facteurs baissiers pour les cours, commentaient les analystes de Commerzbank.
Selon les experts, ces facteurs baissiers étaient principalement le renforcement du dollar et l'augmentation du nombre de puits de forage en activité aux Etats-Unis, relevaient les experts.
Le billet vert s'appréciait en effet lundi face aux autres grandes devises, un mouvement qui pèse sur les prix de l'or noir car il rend les achats de pétrole, libellés en dollar, plus onéreux pour les investisseurs munis d'autres devises.
En outre, l'augmentation de 10% la semaine dernière du nombre de puits de forage opérationnels aux Etats-Unis lestait les cours car elle est de mauvais augure dans un marché qui reste sur-approvisionné.
Mais chez Commerzbank,»il ne faut pas non plus surestimer l'impact (de la hausse des puits de forage en activité) sur le marché pétrolier», car la production a récemment baissé à son niveau le plus faible depuis mai 2014 et que le nombre de puits en activité reste bien inférieur à ce qu'il était début 2015.