Les autorités allemandes ont indiqué samedi que la fusillade qui a ensanglanté Munich vendredi soir était l'acte d'un «forcené» et n'avait rien à avoir avec le terrorisme et l'organisation terroriste autoproclamée «Etat islamique» (EI/Daech).
«Nous partons du principe qu'il s'agit dans cette affaire d'un acte classique d'un forcené» qui a agit manifestement sans motivation politique, a déclaré à la presse un représentant du parquet de Munich, «il n'y a pas d'autres raisons».
«Nous avons trouvé des éléments montrant qu'il se préoccupait des questions liés aux forcenés» auteurs de tueries, notamment des livres et des articles de journaux, a précisé le chef de la police de Munich.
«Il n'y a absolument aucun lien avec l'Etat islamique (autoproclamé EI/Daech)», a-t-il déclaré. Le tueur, un Germano-Iranien de 18 ans, né à Munich et qui fréquentait une école de la ville, a ouvert le feu sur des passants vendredi soir à proximité et dans un centre commercial, tuant neuf personnes, pour l'essentiel de jeunes personnes, et en blessant 16 autres.
Le Président Bouteflika exprime à Mme Merkel la condamnation par l'Algérie de l'attaque de Munich
Le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, a exprimé samedi la condamnation par l'Algérie de l'attaque perpétrée vendredi soir dans un centre commercial à Munich et sa solidarité avec l'Allemagne en cette tragique circonstance, dans un message adressé à la chancelière Angela Merkel.
«J'ai appris avec une profonde consternation l'attaque perpétrée, hier soir, dans un centre commercial à Munich faisant de nombreux morts et blessés», a écrit le président Bouteflika dans son message.
«En cette tragique circonstance, je voudrais vous exprimer au nom du peuple algérien, de son gouvernement et en mon nom personnel, nos plus sincères condoléances à vous-même, au peuple allemand et aux familles des victimes, et vous assurer aussi de la solidarité de l'Algérie avec l'Allemagne», a souligné le chef de l'Etat.
«L'Algérie, qui condamne avec vigueur cet acte barbare, réitère son soutien à votre pays dans la lutte contre le terrorisme et réaffirme sa pleine disponibilité à conjuguer ses efforts avec ceux de la communauté internationale contre ce fléau qui menace la paix et la stabilité dans le monde», a affirmé le président de la République.
Pas de victimes algériennes dans la fusillade de Munich
Aucune victime algérienne n'a été enregistrée dans la fusillade de Munich, a affirmé samedi à Alger, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères dans une déclaration à l'APS, M. Abdelaziz Benali Cherif.
«Selon les informations recueillies auprès de nos services diplomatiques et consulaires en Allemagne, aucun ressortissant algérien ne figure parmi les victimes de la fusillade de Munich», a précisé M. Benali Cherif.
«Suite à cette attaque, nous exprimons notre solidarité avec le gouvernement et le peuple allemands et présentons nos condoléances aux familles des victimes et à leur gouvernements respectifs», a-t-il ajouté.
Les Etats-Unis condamnent l'attentat de Munich
Les Etats-Unis ont condamné l'attentat terroriste qui a causé la mort de 10 civils innocents dans la ville de Munich, dans le sud de l'Allemagne.
«Cet acte odieux a fait de nombreux morts et blessés dans le coeur de l'une des villes les plus dynamiques d'Europe», a indiqué le porte-parole de la Maison Blanche, Josh Earnest, dans un communiqué.
Au moins 10 personnes ont été tuées et 16 autres blessées dans une fusillade survenue vendredi soir dans un centre commercial à Munich.
Le tireur solitaire présumé est un Germano-Iranien âgé de 18 ans, selon la police locale. Les Etats-Unis coopéreront étroitement avec l'Allemagne et feront tout leur possible pour aider à mener l'enquête, a indiqué M. Earnest.
«La détermination de l'Allemagne, des Etats-Unis, et de la communauté internationale reste inébranlable face à des actes de violence odieuse comme celui-ci», conclut le communiqué.
Hollande et Merkel pour une coopération accrue après des «actes ignobles»
Le président français François Hollande et la chancelière allemande Angela Merkel ont convenu samedi, au lendemain de la fusillade de Munich, du besoin de «coopérer plus étroitement face à ceux qui cherchent (...) à créer un climat de terreur», selon l'Elysée.
Lors d'un entretien téléphonique avec la chancelière allemande, le président français lui a «renouvelé le soutien et la solidarité de la France à l'égard de l'Allemagne», indique un communiqué de ses services.
Les deux dirigeants «ont échangé sur la nature des actes ignobles intervenus ces derniers jours dans nos deux pays et sont convenus de la nécessité de coopérer plus étroitement encore face à ceux qui cherchent à séparer les peuples et à créer un climat de terreur parmi les populations», ajoute la présidence française.
François Hollande avait qualifié dans la nuit de vendredi à samedi d'«attaque terroriste» la fusillade de Munich (sud), qui a fait au moins neuf morts plus son auteur selon la police.
Le président français avait dénoncé un «nouvel acte ignoble qui vise à saisir d'effroi l'Allemagne après d'autres pays européens».
Angela Merkel a évoqué «une nuit d'horreur» au lendemain de la fusillade perpétrée par un jeune germano-iranien de 18 ans souffrant de troubles psychiatriques, qui s'est ensuite donné la mort non loin du centre commercial.
La plupart des victimes sont des adolescents ou des jeunes et les autorités ont évoqué l'acte d'un forcené souffrant d'une forme de dépression. En aucun cas, son geste n'apparaît lié à l'organisation terroriste autoproclamée «Etat islamique» (Daech/EI), selon la police.
Merkel évoque «une nuit d'horreur»
La chancelière allemande Angela Merkel a évoqué «une nuit d'horreur» au lendemain de la fusillade de Munich (sud) perpétrée vendredi par un jeune de 18 ans souffrant de troubles psychiatriques, qui a tué neuf personnes avant de se donner la mort.
«Les gens à Munich ont derrière eux une nuit d'horreur», a-t-elle dit samedi à l'occasion de sa première réaction après la fusillade dans un centre commercial, «une telle soirée est pour nous tous difficile à supporter».
«Nous tous, et je le dis au nom de l'ensemble du gouvernement, pleurons avec le coeur lourd ceux qui plus jamais ne rentreront dans leurs familles», a-t-elle ajouté depuis la chancellerie à Berlin.
La dirigeante conservatrice a rendu hommage aux Munichois, notamment à ceux qui ont ouvert leurs portes aux personnes errantes dans la ville après que la ville s'est retrouvée en quasi-état de siège.
Ils ont montré que «nous vivons dans une société libre et qui fait preuve d'humanité», a-t-elle souligné. C'est dans ces valeurs que réside «notre grande force», selon elle.
Le tueur, un jeune Germano-Iranien, a tué neuf personnes et blessés seize autres vendredi en fin d'après-midi avant de prendre la fuite et de se suicider non loin du centre commercial. Son corps avait été retrouvé dans la soirée.
La plupart des victimes sont des adolescents ou des jeunes et les autorités ont évoqué l'acte d'un forcené souffrant d'une forme de dépression.
Trois Turcs, trois Kosovars et un Grec parmi les morts
Sept ressortissants étrangers - trois Kosovars, trois Turcs et un Grec - font partie des neuf personnes tuées vendredi soir par le forcené qui a semé la mort dans un centre commercial de Munich, ont annoncé samedi les autorités des pays concernés.
Le ministre turc des Affaires étrangères Mevlüt Cavusoglu a cité les noms de trois Turcs figurant par les victimes - Sevda Dag, Can Leyla et de Selçuk Kiliç - lors d'un entretien avec la chaîne d'information turque NTV. Il a ajouté qu'il avait appelé les familles. Aucun détail n'était immédiatement disponible sur ces trois victimes.
De son côté, Pristina a annoncé que trois autres personnes tuées étaient des Albanais du Kosovo.
Selon les médias locaux, il s'agit d'un homme, Diamant Zabergja, 21 ans, et de deux femmes, Armela Segashi, une adolescente de 14 ans, et Sabina Sula, dont l'âge n'a pas été précisé.
Un Grec figure également parmi les neuf victimes, selon le ministère grec des Affaires étrangères.
L'auteur de la fusillade - qui a également fait 16 blessés - est un forcené souffrant de problèmes psychologiques, sans lien avec le terrorisme , selon la police allemande.
L'auteur est un germano-iranien de 18 ans, sa motivation «non élucidée»
L'auteur de l'attaque perpétrée à Munich, dans le sud de l'Allemagne, qui a coûté la vie à neuf personnes est un germano-iranien de 18 ans dont les motivations sont à ce stade «totalement non élucidées», a indiqué samedi le chef de la police locale.
«L'auteur est un germano-iranien de 18 ans de Munich», qui n'était pas connu des services de police et vivait depuis déjà «longtemps» dans la capitale bavaroise avec la double nationalité allemande et iranienne, a déclaré Hubertus Andr lors d'une conférence de presse. «Les motivations restent encore totalement non élucidées», a-t-il ajouté.
Le jeune homme a commencé à tirer en début de soirée avec un pistolet sur des gens à la sortie d'un restaurant McDonald's, avant de continuer la fusillade dans le centre commercial voisin, puis de prendre la fuite. Une patrouille de police l'a alors blessé à l'arme à feu mais le jeune homme a réussi à prendre la fuite. Son corps sans vie n'a été retrouvé que plus tard, vers 18H30 GMT, par la police, qui a constaté qu'il s'était donné la mort.
Les forces de l'ordre ont pensé dans un premier temps avoir affaire à trois auteurs car une voiture suspecte avec deux hommes à bord avait été aperçue par des témoins en train de fuir à vive allure près de l'endroit des faits. «Il s'est avéré que les deux hommes n'avaient absolument rien à voir avec les faits», a dit M. Andr.
Le bilan de la fusillade s'établit à 9 personnes tuées par le jeune homme, auquel s'ajoute l'auteur lui-même qui s'est suicidé. Par ailleurs 21 personnes ont été blessées, dont trois très grièvement pour lesquelles le pronostic vital est engagé, selon M. Andr.
Il a ajouté que des enfants figuraient parmi les blessés et de «jeunes personnes» parmi les décédés.
L'Autriche renforce sa sécurité
L'Autriche a décidé de renforcer vendredi après l'attaque de Munich les mesures de sécurité dans les Etats autrichiens frontaliers de l'Allemagne et a mis sa force d'élite Cobra en état d'alerte, ont annoncé des responsables.
Quatre des Etats fédéraux autrichiens sont limitrophes de l'Allemagne, dont celui de Haute-Autriche, voisin de la Bavière, dont Munich est la capitale. «L'ensemble de la force Cobra a été placée en alerte renforcée», a déclaré le chef de la sécurité publique autrichienne, Konrad Kogler, à la chaîne de télévision publique ORF.
Il a indiqué que 42 hommes de la force Cobra avaient été envoyés à Munich pour aider la police allemande dans ses opérations de recherche des tireurs qui ont tué selon la police allemande au moins huit personnes dans un centre commercial.