Les délégués du gouvernement colombien et de la guérilla des forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) ont entamé, vendredi dans la capitale cubaine, La Havane, le 23è round de pourparlers de paix, rapportent les médias locaux.
Lors de ce nouveau round de pourparlers de paix, les deux parties se penchent sur la problématique de la culture et du trafic des stupéfiants, troisième point de l'agenda de ces négociations entamées en novembre de 2012.Au début de cette rencontre, les Farc ont fait part de leur disposition à conclure un accord au sujet de l'usage des explosives, réclamant la «réciprocité».
«Il s'agit d'une problématique réciproque impliquant aussi bien l'armée colombienne que les forces rebelles», a déclaré aux médias, le porte-parole de la guérilla, Ivan Marquez.Jeudi, le vice-président colombien, Angelino Garzon, a appelé la guérilla des Farc et l'armée de libération nationale (ELN) à s'abstenir de produire et d'utiliser les mines antipersonnel contre les civils et les forces de sécurité.
Le chef-rebelle a souligné à cet égard que les mines antipersonnel constituent une «forme de riposte des organisations populaires contre une armée supérieure en force» et qui utilise des «bombes intelligentes» et bénéficie du soutiende services de renseignements étrangers.
Le gouvernement colombien et la guérilla des forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) sont engagés depuis novembre 2012 dans un processus de négociations à La Havane en vue de mettre fin à près d'un demi-siècle de conflit armé dans le pays, ayant fait plus de 220.000 victimes et 4 millions de déplacés.
Bogota et les Farc sont parvenues à deux accords partiels sur la réforme agraire et la participation des guérilleros à la politique en cas de signature d'un accord de paix définitif.