Economie

FMI : Le coût économique des conflits dans la région Mena est «énorme»...

Publié par DKNews le 17-09-2016, 17h41 | 56
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Le Fonds monétaire international (FMI) a indiqué que l’impact des conflits sur les économies de la région du Moyen-Orient et Afrique du nord (Mena) était «énorme» se traduisant par des pertes importantes en terme de croissance.

«Le coût  économique des conflits est énorme. En plus des pertes tragiques en vies humaines, la guerre et les conflits internes dans des pays tels que l'Irak, la Libye, la Syrie et le Yémen ont exacerbé les niveaux déjà élevés de pauvreté et de chômage», a déclaré Christine Lagarde à l’occasion de la publication vendredi d’un rapport du FMI sur l’impact des conflits et de la crise des réfugiés sur les économies de la région Mena.

«Le Fonds et la communauté internationale seront appelés à contribuer à la reconstruction de ces pays une fois que les conflits s’achèvent», a ajouté Mme Lagarde.

Le FMI a examiné profondément les difficultés économiques engendrées par ces conflits et les options offertes aux décideurs politiques pour gérer l’étape post-conflit, a-t-elle dit.

Lagarde a appelé à des engagements supplémentaires de la part des donateurs pour  soutenir les pays accueillant des réfugiés. Ces financements doivent être accordés sous forme  de subventions et de prêts concessionnels pour réduire le fardeau financier des pays bénéficiaires, a-t-elle précisé.

A long terme, la priorité est de fournir une aide au développement pour aider à reconstruire les infrastructures et les institutions, et renforcer la résilience économique et sociale dans la région, a-t-elle recommandé.

Le rapport publié vendredi à quelques jours de la tenue à New York d’un sommet de l’ONU sur les réfugiés fait état d’une forte détérioration de la situation économique dans les pays de la région Mena touchés par les conflits, effaçant les gains antérieurs en matière de développement.

En Syrie, la déperdition scolaire a atteint 52% en 2013 et l’espérance de vie est tombée à 56 ans contre 76 ans avant le conflit.

Les conséquences économiques sont également importantes. Une grande partie des capacités de production, situées dans les zones de conflit ont été détruites, alors que les pertes en termes de revenus personnels sont énormes, a constaté le FMI.

Après quatre années de combats intenses, la production de la Syrie est maintenant estimée à moins de la moitié de son niveau en 2010,  tandis que l'inflation a progressé de près de 300 points de pourcentage en mai 2015.

Selon le FMI, la Syrie aura besoin de maintenir une croissance de 4,5% pendant plus de 20 ans pour atteindre son niveau de PIB d'avant conflit.

Le rapport a souligné que le Yémen a perdu environ 25 à 35% de son PIB en 2015. «Ce sont des chiffres effarants», a commenté le FMI.

En Libye comme au Yémen, les déséquilibres budgétaires et externes ont augmenté pendant cette période de conflit et les banques centrales ont tendance à prendre un rôle plus important dans le financement des gouvernements et la facilitation de l'activité économique.

Le FMI a relevé que la hausse de l'inflation et la perte de réserves de change résultant de cette situation pourraient conduire à un recours à des mesures administratives exceptionnelles pour maintenir un certain degré de contrôle macro-économique.

La région Mena compte à elle seule 20 millions de personnes déplacées par la guerre et 10 millions de réfugiés, selon le FMI.

...Reprise des audits en Argentine après 10 ans d'interruption

Une mission du Fonds monétaire international (FMI) se rendra lundi en Argentine pour une mission d'évaluation de la situation économique, la première depuis 2006, a annoncé le ministère argentin des Finances dans un communiqué publié vendredi.

Cette mission d'évaluation, en principe annuelle et appelée article IV, vise à évaluer les forces et faiblesses des économies de chacun des pays membres du Fonds.

Les experts du FMI sont chargés de «recueillir des informations et échanger» avec le gouvernement, les parlementaires, le secteur privé et la société civile, indique le ministère, précisant que cette mission s'achèverait le 30 septembre.

L'application de «l'article IV représente une nouvelle étape de la réintégration de l'Argentine dans le giron international», se félicite-t-il.

Les audits des comptes publics ont été suspendus en 2006 en raison de la détérioration des relations entre l'institution financière et le président Nestor Kirchner, puis avec son épouse Cristina Kirchner, après la faillite du pays en 2001.

Le fossé s'était encore creusé début 2013 quand le FMI a engagé contre l'Argentine une procédure de sanctions inédite pour dénoncer le manque de fiabilité de ses statistiques d'inflation et de croissance.
La patronne du FMI, Christine Lagarde, avait alors menacé le pays d'un «carton rouge», s'attirant les foudres de Buenos Aires.

Arrivé au pouvoir en décembre, le nouveau président argentin Mauricio Macri veut désormais refermer ce chapitre en s'engageant à ouvrir son économie et en multipliant les gestes de bonne volonté.

«Les mesures macro-économiques qui sont définies par les nouvelles autorités en Argentine sont très encourageantes», s'était félicitée Mme Lagarde début février, soulignant notamment l'engagement en faveur de «données économiques transparentes».

Les autorités ont notamment procédé à une refonte du système de calcul de l'inflation et publié un nouvel indice d'évolution des prix en juin.

Buenos Aires avait accompli un nouveau geste d'apaisement en s'engageant à accepter de nouveau les audits annuels du FMI et en autorisant la publication de rapports informels établis par l'institution sur son économie.

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