Cinquante quatre (54) micro-projets de jeunes ont été financés au cours des huit premiers mois de 2016 à travers la wilaya de Naâma, par le biais du dispositif de l’Agence nationale de soutien à l’emploi des jeunes (ANSEJ), a-t-on appris auprès de cet organisme d’aide à l’emploi.
Quelque 37 de ces projets sont versés dans le domaine de l’agriculture, huit (8) dans les services, trois (3) dans les travaux publics et le reste dans l’industrie, les activités artisanales et les professions libérales, a précisé le responsable de l’antenne de wilaya de l’ANSEJ, Mohamed Zair.
Ces microprojets portent à 2.102 le total des micro-entreprises financés par le biais de l’ANSEJ dans cette wilaya, et ce depuis l’ouverture de l’antenne locale de cet organisme jusqu’à la fin aout dernier (1998-2016), générant pas moins de 4.998 emplois, a-t-il précisé.
Les services occupent 72 % de ces entités montées depuis l’ouverture de l’ANSEJ-Naâma, les 28% restant sont répartis entre les autres segments d’activités, notamment le bâtiment et travaux publics, les métiers et les professions libérales, selon la même source.
Quelque 753 microprojets (36%) ont été financés entre 1998 et 2010, tandis que les1.349 autres (64%) l’ont été durant la période 2010-2016, est-il ajouté.
L’accroissement du nombre d entités mises sur pied, notamment depuis 2011, est expliqué par les mesures incitatives préconisées par les pouvoirs publics pour encourager l’investissement des jeunes.
Ces mesures sont préconisées à travers notamment les importantes réductions des taux d’intérêts sur les crédits bancaires, l’accélération de l’étude des dossiers par la commission de wilaya d’habilitation et de financement des projets de jeunes, et l’approbation systématique des financements des projets de jeunes jouissant d’une qualification et d’une expérience professionnelle dans des créneaux porteurs (agriculture, tourisme et autres), en plus de l’organisation de sessions de formations pour les porteurs de projets, a signalé M. Zair.
Le recul du nombre de projets financés au cours des deux dernières années est expliqué par le gel de certaines activités telles que la boulangerie, le transport (voyageurs et marchandises), la location de véhicules et autres segments ayant enregistré une saturation sur le marché local, et ce afin d’orienter l’investissement vers des activités productives, a-t-il ajouté.
Cependant, rien n’empêche la réouverture d’opportunités d’investissement dans certaines activités, sur la base toutefois de propositions constructives de responsables locaux, surtout s’il s’agit de zones enclavées ou frontalières, a fait remarquer le même responsable de l’ANSEJ.