Actualité

62e anniversaire du 1er novembre 1954 - Khenchela : Mot de passe «Khaled-Okba» pour libérer une terre insoumise

Publié par DKNews le 01-11-2016, 18h59 | 452
|

A Khenchela, comme partout dans les régions du pays, les préparatifs pour le déclenchement de la guerre de libération nationale, le 1er novembre 1954, ont débuté des mois à l’avance.

Le premier noyau des militants ne se connaissait pas pour la plupart. Leur mot de passe était «Khaled» et «Okba» et leur objectif était de délivrer, dans le sang et les larmes des femmes et des hommes, une terre qui ne s’est jamais soumise à ses bourreaux.

La nuit du 1er novembre 1954, plusieurs groupes de moudjahidine mènent à Khenchela les premiers assauts annonciateurs de la Révolution libératrice. Abdelkader Bourmada, aujourd’hui âgé de 84 ans, fut un des moudjahidine de la première heure dirigés par le héros Abbas Laghrour.

Dans une déclaration à l’APS, Bourmada a indiqué avoir été chargé alors de transporter les cocktails molotov qui allaient être jetés sur la maison du sous-préfet. Parallèlement, d’autres groupes de djounouds sabotent le transformateur de la ville et attaquent le commissariat, la caserne et le siège de la gendarmerie.

Un autre groupe était demeuré posté au lieudit Chaâbet El Ghoula pour couvrir le retrait des assaillants, ajoute Bourmada qui assure que des actions similaires avaient été simultanément menées dans les deux régions de Yabous et El Ouldja.

Un refus permanent de la présence coloniale

Au total, ils furent 40 hommes à avoir mené ces premières attaques annonciateurs du soulèvement qui allait mettre fin, après un peu plus de sept ans, à 132 ans d’occupation coloniale. De ses compagnons d’armes, seuls Ramdane Benzidane et Hamoudi sont aujourd’hui en vie, assure Bourmada.

Né à Khenchela en décembre 1932, Bourmada avait à peine 22 ans en novembre 1954.
Il faisait partie, confie-t-il, bien avant des groupes de militants acquis à la cause nationale et psychologiquement préparés par leurs chefs pour le soulèvement.

«Nous fûmes 40 militants lorsque l’on a entamé les préparatifs pour la Révolution plusieurs mois avant le grand jour», se rappelle Bourmada qui considère que le grand secret ayant entouré ces activités prérévolutionnaires fut à l’origine de l’effet de surprise pour l’occupant et la clé de succès.

Abdelkader Bourmada se souvient aussi de la réunion qui avait rassemblé ces 40 premiers militants dans la maison de Boubakr Salmi, décédé depuis seulement quelques années.

La plupart de ces militants, confie-t-il, ne se connaissaient qu’au travers des mots d’ordre «Okba» et «Khaled». «Nous avions en commun ce refus permanent de la présence coloniale sur nos terres et l’Histoire avait décidé d’en finir avec la France coloniale en terre d’Algérie», résume convaincu le moudjahid.


Le film historique ''Krim Belkacem '' projeté à El Tarf

Les festivités commémoratives du déclenchement de la Révolution du 1er novembre 1954 ont été amorcées, à El Tarf, par un film historique retraçant la vie et le parcours héroïque de Krim Belkacem, une des figures emblématiques de la Guerre de libération nationale, né le 15 décembre 1922 en Kabylie.

Réalisé par Ahmed Rachedi, cette oeuvre cinématographique a été projetée à la salle Ahmed Betchine d'El Tarf, lundi soir, en présence des autorités locales, civiles et militaires ainsi que de nombreux citoyens, moudjahidine et enfants de chouhada de la région.

Programmé à la veille de cet important évènement historique à la demande de l'organisation des moudjahidine de la wilaya d'El Tarf, ce film cinématographique a plongé, près de trois heures durant l'assistance dans un climat empli de souvenirs et d'émotion qui s'est prolongé jusqu’à minuit par un recueillement au cimetière des martyrs du chef lieu de wilaya.

Produit par le ministère des Moudjahidine dans le cadre du programme célébrant le cinquantième anniversaire de l’indépendance, ce film historique compte parmi les plus importantes contributions cinématographiques proposées, en guise de reconnaissance, pour perpétuer le souvenir de ceux qui se sont sacrifiés pour le recouvrement de l'indépendance, a déclaré, à ce propos, le directeur des moudjahidine d'El Tarf, M. Souissi Mohamed Esseghir.

L'accent a été, à cette occasion, mis sur l'importance de la série d'oeuvres cinématographiques réalisée pour permettre aux générations futures de s'imprégner du militantisme de leurs ainés et pour que nul n'oublie les sacrifices consentis pour le recouvrement de l'indépendance.

Le film de Krim Belkacem dont les principaux rôles sont campés par le comédien Sami Allam (Krim Belkacem), Hacène Kechache (Ben Boulaid et Farhat Abbès) et Hamid Ramas (Mahmoud Cherif) s’ouvre sur le jeune Krim Belkacem,au lendemain de la seconde guerre mondiale, agé alors de 23 ans qui décida de quitter la caserne de Dellys en octobre 1945, révolté par les massacres du 8 mai 1945 à Sétif, Guelma, Kherrata et dans plusieurs autres localités du pays.

Quoique sceptique quant à l'éventualité d'une solution politique il se rapproche du Parti du peuple algérien, (PPA) clandestin. Son histoire va se confondre avec celle de la cause nationale. A mesure qu'il argumente ses convictions politiques par un travail de terrain soutenu, il prend conscience, sans pour autant renoncer à militer, des limites de l'action des partis.

Il témoignera néanmoins d'une grande confiance à Messali Hadj, le leader incontesté des indépendantistes du mouvement national.

Le 21 mars 1947, Krim à 25 ans, il déterre sa mitraillette «Sten», il entreprend une action contre le caïd de son douar qui n'est autre que son cousin. Il entre dans la clandestinité avec six compagnons. Il maille toute cette partie de l'Algérie d'un réseau dense et touffu dans le seul objectif est de passer à l'action. Le 1er novembre 1954 le combat armé est proclamé.

Son expérience et sa parfaite connaissance des dossiers, feront de lui le meneur idéal des délégations algériennes aux différentes phases des pourparlers avec la partie française.

De même qu'il mènera avec brio les négociations d'Evian qui ont abouti aux accords qui instaurent le cessez-le-feu du 19 mars 1962, prélude à l'indépendance nationale.

Outre la projection de ce film historique, d'autres manifestations ont marqué cette date anniversaire, à El Tarf, où un service de pédiatrie et une unité de la protection civile ont été mis en service à El Kala en plus de l'inauguration de l'annexe administrative à Sebaa.

Une cérémonie en l'honneur des représentants de la presse en poste dans la wilaya d'El Tarf a été organisée, par ailleurs, par la sûreté de wilaya, dans le cadre de la célébration du 62 ème anniversaire du déclenchement de la révolution du 1er novembre 1954.

Quelques 500 élèves venus de la wilaya d'Annaba se sont, par ailleurs, rendus à El Tarf où ils ont visité une exposition de photos retracant cette période charnière. Les festivités commémoratives du 1er novembre se poursuivront jusqu'au week-end prochain, a-t-on rappelé.


Boumerdès: Baptisation de 700 lieux et édifices publics aux noms de Moudjahidine et Chouhada depuis début 2016

Prés de 700 lieux, artères et édifices publics de la wilaya de Boumerdès, ont été baptisés depuis début 2016 aux noms de Chouhada et Moudjahidine décédés, a-t-on appris, hier, de la directrice des Moudjahidine de la wilaya.

«L'opération se poursuit toujours, et touchera prés de 200 autres lieux et édifices publics, d’ici la fin 2016 «, a indiqué à l’APS Bouterfa Habiba, en marge de la célébration du 62e anniversaire du déclenchement de la guerre de Libération nationale.

La baptisation de ces lieux se fait sur la base des propositions émises par la commission de wilaya de baptisation et debaptisation des lieux et édifices publics, installée conformément au décret présidentiel n° 14-01, fixant les modalités de baptisation ou de débaptisation des institutions, lieux et édifices publics, accordant la priorité aux noms de chouhada, moudjahidine décédés, ainsi qu’aux événements et batailles historiques de la guerre de Libération nationale.

Selon Mme Bouterfa, cette opération inscrite au titre de l’»amélioration du service public», vise l’identification des lieux concernés par des noms, inspirés de notre identité nationale, tout en perpétuant le souvenir des héros de Novembre.

Il s’agit, également, d’introduire des systèmes informatiques dans la gestion des villes, à l’instar du GPS(Global Positioning System), en français «Géo-positionnement par satellite», grâce à la mise en place d’une base de données fiable englobant tous les lieux, routes et ensembles urbains, a-t-elle ajouté.

La célébration du 62e anniversaire du déclenchement de la révolution de Novembre, à Boumerdès, a été marquée par l’inauguration, lundi, du nouveau siège de l’Office des établissements des jeunes et d’un Centre de loisirs scientifiques, baptisé du nom du Chahid Timchichat Brahim.

Un complexe de tennis, baptisé au nom du chahid Mustapha Belaid, a été, également, inauguré dans la ville de Corso.

Les festivités de commémoration ont, aussi, donné lieu au lancement d’un riche programme d’activités multiples, d’une durée d’une semaine, englobant, entre autres, une caravane de prévention routière, un circuit automobile pour les enfants, et des tournois sportifs.

Des expositions de photos et livres, en plus de projections des films sur la guerre de Libération nationale, sont portées au même programme prévoyant, en outre, un concours de dessin pour les enfants de zones reculées, qui bénéficieront, par la même occasion, d’une visite au musée du moudjahid, ainsi qu’au musée central de l’armée d’Alger.


Inaugurations et baptisations de plusieurs édifices publics à l’ouest du pays

La célébration du 62e anniversaire du déclenchement de la guerre de Libération nationale a été marquée, hier à l’ouest du pays, par l'inauguration et baptisation d’édifices publics et cités d’habitation aux noms de chouhada et moudjahidine.

A Oran, l’événement a été marqué par une cérémonie de recueillement au carré des martyrs à Aïn Beïda, présidée par le wali d’Oran en présence des autorités civiles et militaires et de moudjahidine, ainsi que la baptisation du CEM Tripoli au nom de défunte moudjahida «Khadidja Bensafi», née en 1937 à Beni-Saf (Aïn-Témouchent), qui fut agent de liaison entre les fidaiyine et moudjahidine.

Elle a rejoint, en 1957, les bases du MALG avec Abdelhamid Lakhdar Barka et Ali Mohamed Belharaig sous la direction de Boussof et a participé à plusieurs batailles dont celle de Fillaoucène dans la wilaya 5 historique.

A Saïda, la célébration du 1er Novembre 1954 a été marquée par l’organisation d’un Salon national des arts plastiques sur la Révolution avec la participation de 25 wilayas du pays, ainsi que l’inauguration du nouveau siège d’APC d'Aïn Lahdjar, commune située au sud de cette wilaya.

A Mascara, l’occasion a été saisie pour la mise en exploitation d’un nouveau service d’hémodialyse au niveau de l’hôpital «Docteur Khaled» et d'autres structures médicales, en plus du lancement des travaux d’aménagement de la place publique «Rekkaba» et l'inauguration d'une antenne administrative au niveau de la cité «936 logements» à Mascara.

A Relizane, deux stades de proximité ont été inaugurés dans deux quartiers de la nouvelle ville «Benadda Benaouda» et la rue «Fortin» au chef-lieu de wilaya a été baptisée au nom du Chahid «Benamar Mostefa», de même que la cité «480 logements» à la nouvelle ville, au nom du Chahid «Boukhobza Medjeded».

En outre, 572 foyers à Ramka ont été raccordés, lundi soir, au réseau de gaz de Ville. A Tissemsilt, les festivités du 62ème anniversaire du déclenchement de la lutte armée ont été marquées notamment par un tournoi national de pétanque qui a vu la participation de 400 athlètes de 10 wilayas du pays.

Dans la wilaya de Tlemcen, les festivités officielles qui ont eu lieu à Maghnia, ont été marquées par l'inauguration d'une polyclinique et la baptisation de plusieurs cités d'habitation aux noms de chouhada, l'ouverture d'une exposition de photos et la tenue d'une conférence sur le 1er novembre 1954.

|
Haut de la page

CHRONIQUES

  • Walid B

    Grâce à des efforts inlassablement consentis et à une efficacité fièrement retrouvée, la diplomatie algérienne, sous l’impulsion de celui qui fut son artisan principal, en l’occurrence le président de la République Abdelaziz Bouteflika, occupe aujour

  • Boualem Branki

    La loi de finances 2016 n’est pas austère. Contrairement à ce qui a été pronostiqué par ‘’les experts’’, le dernier Conseil des ministres, présidé par le Président Bouteflika, a adopté en réalité une loi de finances qui prend en compte autant le ress

  • Walid B

    C'est dans le contexte d'un large mouvement de réformes sécuritaires et politiques, lancé en 2011, avec la levée de l'état d'urgence et la mise en chantier de plusieurs lois à portée politique, que ce processus sera couronné prochainement par le proj

  • Boualem Branki

    La solidité des institutions algériennes, la valorisation des acquis sociaux et leur développement, tels ont été les grands messages livrés hier lundi à Bechar par le ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales Nouredine Bédoui.

  • DK NEWS

    Le gouvernement ne semble pas connaître de répit en cette période estivale. Les ministres sont tous sur le terrain pour préparer la rentrée sociale qui interviendra début septembre prochain.

  • Walid B

    Dans un contexte géopolitique régional et international marqué par des bouleversements de toutes sortes et des défis multiples, la consolidation du front interne s'impose comme unique voie pour faire face à toutes les menaces internes..

  • Walid B

    Après le Sud, le premier ministre Abdelmalek Sellal met le cap sur l'Ouest du pays où il est attendu aujourd'hui dans les wilayas d'Oran et de Mascara pour une visite de travail et d'inspection.