Société

Incident d'Akbou : Le citoyen ne peut pas se substituer à la justice pour sanctionner les fauteurs

Publié par DK News le 07-11-2016, 16h04 | 43
|

Plusieurs Imams et prédicateurs se sont élevés contre le recours à la violence suite à l'incident d'Akbou (Bejaia) où un jeune a été gravement violenté estimant que la sanction des fauteurs relevait des prérogatives de l'Etat et que le citoyen ne pouvait pas se substituer à la Justice.

Le secrétaire général de la coordination nationale des Imams et fonctionnaires des affaires religieuses Djeloul Hadjimi a déploré ces actes punitifs appelant à laisser les parties compétentes, notamment les services de sécurité et la justice accomplir leur mission.

Pour rappel, les services de sûreté de la wilaya de Bejaia  ont sauvé, lundi dernier, un citoyen d'un lynchage qui a failli lui coûter la vie.Le jeune,  accusé de vol,  a été dévêtu, ligoté, pendu par les chevilles passé à tabac et aspergé d'essence.

M. Hadjimi a appelé à traiter de tels phénomènes par des procédés pédagogiques soulignant qu'il incombait au services de sécurité et à la justice d'enquêter sur ces agissements susceptibles d'attenter aux fondements de la société civile et à d'autres intérêts de l'Etat.

Il a insisté sur le rôle de la mosquée pour ancrer les valeurs morales et humanistes et raffermir la l'unité nationale. L'imam de la grande mosquée d'Alger, Ali Aya a mis en garde contre de tels comportements pouvant entraîner des règlements de comptes.

Le directeur de la culture islamique au ministère des affaires religieuses Boumediene Bouzid a considéré cet incident comme un "précédent grave"  impliquant un retour aux pratiques vindicatives qui marquaient certaines sociétés arabes en dépit de l'existence d'un Etat qui garantit les droits et libertés des citoyens et chargé de l'application de la loi. La problématique est née du fait que des criminels ne purgent pas la totalité de leur peine et bénéficient souvent des mesures de grâce, a-t-il soutenu insistant que le recours à la vengeance collective était banni dans un Etat civil.

Cheikh Touhami Bensaad, de l'association des Oulémas musulmans algériens a rappeler l'obligation de respecter l'ordre établi dans le pays et les institutions de l'Etat. Le gouverneur reste le garant de la sécurité de l'Etat et des citoyens, a-t-il dit.

Le président de la Zaouia Kacimia, membre du Haut conseil islamique, Cheikh Maamoune Kacimi, a indiqué que l'application des sanctions relevait du gouverneur ou des parties compétentes et habilitées en la matière.Il a appelé les responsables de la justice à accomplir leur mission afin que de tels agissements ne se rééditent guère et insisté sur la nécessité d'inculquer les valeurs morales aux générations montantes.

|
Haut de la page

CHRONIQUES

  • Walid B

    Grâce à des efforts inlassablement consentis et à une efficacité fièrement retrouvée, la diplomatie algérienne, sous l’impulsion de celui qui fut son artisan principal, en l’occurrence le président de la République Abdelaziz Bouteflika, occupe aujour

  • Boualem Branki

    La loi de finances 2016 n’est pas austère. Contrairement à ce qui a été pronostiqué par ‘’les experts’’, le dernier Conseil des ministres, présidé par le Président Bouteflika, a adopté en réalité une loi de finances qui prend en compte autant le ress

  • Walid B

    C'est dans le contexte d'un large mouvement de réformes sécuritaires et politiques, lancé en 2011, avec la levée de l'état d'urgence et la mise en chantier de plusieurs lois à portée politique, que ce processus sera couronné prochainement par le proj

  • Boualem Branki

    La solidité des institutions algériennes, la valorisation des acquis sociaux et leur développement, tels ont été les grands messages livrés hier lundi à Bechar par le ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales Nouredine Bédoui.

  • DK NEWS

    Le gouvernement ne semble pas connaître de répit en cette période estivale. Les ministres sont tous sur le terrain pour préparer la rentrée sociale qui interviendra début septembre prochain.

  • Walid B

    Dans un contexte géopolitique régional et international marqué par des bouleversements de toutes sortes et des défis multiples, la consolidation du front interne s'impose comme unique voie pour faire face à toutes les menaces internes..

  • Walid B

    Après le Sud, le premier ministre Abdelmalek Sellal met le cap sur l'Ouest du pays où il est attendu aujourd'hui dans les wilayas d'Oran et de Mascara pour une visite de travail et d'inspection.