Plus de six jeunes conducteurs en France sur dix (65%), leurs parents sont les personnes qui ont le plus influencé leur conduite, bien avant le moniteur d'auto-école (25%) ou le reste de l'entourage (10%), révèle une étude publiée lundi.
L'étude a été réalisée auprès de 993 jeunes conducteurs âgés de 18 à 25 ans titulaires du permis de conduire, extraits d'un échantillon représentatif de la population française de cette tranche d'âge selon la méthode des quotas, interrogés par internet entre le 18 et le 27 octobre.
Pour 35% des personnes interrogées, le père a été la principale influence, pour 30%, ce fut la mère, précise cette étude Ipsos pour la Fondation Vinci Autoroutes.Les comportements illégaux ou inciviques observés dans leur jeunesse sont -consciemment ou non- intégrés et reproduits. Ainsi, 37% des jeunes conducteurs qui ont vu leur parents conduire en état d'alcoolémie admettent faire de même, alors qu'ils ne sont que 13% à le faire après avoir vu leurs parents rester sobres au volant.
Et 71% de ceux dont les parents prenaient le volant en étant très fatigués disent le faire aussi, soit 2,5 fois plus que ceux dont les parents prenaient en compte leur fatigue (29%).
Ces récurrences se retrouvent dans de très nombreuses situations: insultes à un conducteur, stationnement en double file, non-respect des feux rouges ou des stops, utilisation du clignotant, etc.
Inversement, les bons comportements se transmettent: près de huit jeunes conducteurs sur ix (79%) qui ont vu leurs parents faire des pauses durant un trajet adoptent le même comportement, tout comme 77% de ceux qui les ont vus renoncer à prendre le volant après avoir trop bu.
Il existe toutefois quelques exceptions. Si les jeunes conducteurs sont très enclins (77%) à faire des excès de vitesse quand leurs parents en faisaient déjà, près de la moitié (45%) de ceux dont les parents respectaient les limitations avouent ne pas suivre cet exemple. (APS)