Le président sortant américain, Barack Obama, doit profiter de sa visite en Grèce, qui débutera le 15 novembre, pour attirer l’attention sur "l’échec" de l’Europe concernant la protection des réfugiés, a estimé lundi, l’organisation des droits de l’homme, Amnesty International (AI). L’ONG a exhorté, dans un communiqué, M. Obama, à demander aux Etats européens de "ne plus esquiver" leurs responsabilités en matière de protection des réfugiés. "Le président Barack Obama doit profiter de sa visite (en Grèce) pour mettre en exergue les conditions effroyables dans lesquelles vivent des dizaines de milliers de réfugiés bloqués en Grèce, mais aussi, l'incapacité des dirigeants du monde à faire face à la crise plus globale des réfugiés", a déclaré le directeur pour l'Europe à Amnesty International, John Dalhuisen, cité par le communiqué.
AI souligne qu’''alors que l'hiver approche et que le climat politique mondial se durcit, le président Obama doit demander que "les pays riches honorent leurs obligations et assument une part bien plus importante et plus équitable de responsabilité dans la crise mondiale des réfugiés".
En septembre dernier, au lendemain du Sommet américain et du Sommet de l'ONU sur les réfugiés et les migrants, Amnesty International avait accusé les dirigeants du monde de n’avoir pas assumé leur responsabilité sur la question des réfugiés, estimant que les "dirigeants mondiaux ont laissé passer une occasion unique de résoudre une crise mondiale".
Selon le Haut Commissariat aux réfugiés des Nations unies (HCR), le nombre de personnes déracinées dans le monde en 2015 a dépassé les 60 millions, atteignant le seuil historique de 65,3 millions de personnes. Le nombre de réfugiés (personnes ayant quitté leur pays) a atteint 21,3 millions, et celui des personnes déplacées (ayant quitté leur foyer sans quitter le pays), est à 40,8 millions