Elle aura duré 3 semaines pleines, sans qu’aucun candidat ou ses représentants n’aient pris un jour de repos. A ce titre, la performance d’Abdelmalek Sellal, Louiza Hanoune, Ali Benflis, Ali Fawzi Rebaïne, Abdelaziz Bélaïd, Moussa Touati ont sillonné l’Algérie, de l’est à l’ouest et du nord au sud ; tout comme les Sellal, Ghoul, Benyounés, Bensalah, Ouyahia, Belkhadem et Saâdani ou Ould Khelifa et bien d’autre.
Les membres des directions nationales des partis organisés et agréés ont participé au même rythme au niveau des wilayas et des daïras aux meetings et au travail de proximité, apportant leur concours aux préparatifs et au déroulement des rassemblements. Les candidats ou leurs représentants ont pu mesurer l’impact de leurs propositions ou de leur charisme en comptant leurs sympathisants dans les salles qui les ont accueillis.
Les partis soutenant le candidat Abdelaziz Bouteflika ont montré sur le terrain des manifestations que leurs militants et sympathisants pouvaient se retrouver , loin de toute concurrence. Ces meetings de campagne ont montré que les partis au gouvernement mettaient un point d’honneur à mobiliser plus et mieux que l’allié du moment mais néanmoins émule sur la durée ; les directions ont, au passage, évalué leurs pouvoir de persuasion, de mobilisation et de concrétisation de leur démarche auprès de leurs militants et sympathisants.
Il en est de même pour les autres leaders.
Durant cette campagne électorale, l’intrusion du mouvement associatif a été spectaculaire : des femmes, des jeunes, des étudiants ont participé ou organisé des manifestations qui ont marqué l’opinion
Les organisations nationales comme l’UGTA, L’UNPA, l4UNFA ont organisé des rassemblements de soutien au candidat Bouteflika.
Au plan de l’organisation, la campagne électorale des candidats a été plutôt satisfaisante, chacun ayant pu organiser ses actions sans difficultés avérées.Au plan politique, les algériens ont suivi avec intérêt les débats et avec inquiétude les quelques dépassements et entorses à la bonne tenue des manifestations publiques.
Cet investissement intellectuel et physique des candidats, de leurs premiers cercles, de leurs militants dans le travail politique de sensibilisation, de conscientisation et de mobilisation laissera des traces positives dans la pratique politique de la transition démocratique en cours.L’investissement des médias dans ce marathon électoral a été plus qe respectable, d’autant plus que le traitement de l’information a obéi à des règles de professionnalisme universelles.
La population a eu pendant 3 semaines l’opportunité d’entendre les leaders politiques, de comparer les positions et programmes des uns et des autres, d’exposer leurs propres attentes et espoirs.
La campagne qui prend fin a été, comparativement, plus animée, plus intéressante, plus participative, y compris du côté des opposants qui ont eu toute latitude pour s’exprimer. Les algériens connaissent mieux ceux qui ont l’ambition de les représenter et peut-être les diriger.
Rendez-vous jeudi au urnes !