L'Etat oeuvre pour «un saut qualitatif à même de garantir une participation effective de la femme dans les assemblées élues», a indiqué mardi à Alger le ministre de l'Intérieur et des collectivités locales, Noureddine Bedoui.
Dans son allocution de clôture de la session de formation au profit des femmes élues, organisée en collaboration avec le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD)-Algérie, M. Bedoui a précisé que cette action s'inscrit dans le cadre du «souci permanent de l'Etat en faveur d'un développement durable basé sur la ressource humaine compétente», ajoutant qu'il s'agit là d'une adaptation à la dernière révision de la Constitution, notamment en ce qui concerne l'encouragement par l'Etat d'une démocratie participative au niveau des collectivités locales».
Ce programme de formation s'inscrit dans le cadre de «la promotion des droits politiques de la femme, un principe constitutionnel et ce en élargissant sa représentativité dans les assemblées élues».
Soulignant «la détermination de l'Etat à élargir la participation de la femme dans l'action et le combat politique» d'autant que l'Algérie s'apprête à organiser des élections législatives et locales en 2017, le ministre a rappelé que «l'Algérie occupe une place confortable en se positionnant parmi de grandes démocraties en matière d'égalité des chances entre hommes et femmes notamment en matière d'action politique».
A cet effet, M. Bedoui a rappelé les acquis de la femme à la faveur de la promotion de ses droits politiques durant la dernière décennie, soulignant que «cela n'aurait pu se concrétiser sans la volonté politique du président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika qui n'a de cesse oeuvré pour accorder à la femme la place qui lui sied».
Le ministre a rappelé, dans ce sens, «l'adoption du système de quotas obligatoire dans les listes électorales», initié par le président Bouteflika, à la faveur duquel «le défi à été relevé, le changement opéré et les cadres juridiques validés pour l'ouverture du champ politique à la femme», précisant que les textes législatifs, dont la loi organique n° 12-03 définissant les modalités d'élargir les chances de représentativité de la femme au sein des Assemblées élues qu'il a qualifié de «bond qualitatif» dans la pratique démocratique en Algérie.
Mettant en exergue les résultats réalisés à l'issue des récentes élections locales, le ministre a rappelé l'accès de 4.119 femmes aux Assemblées populaires communales (APC), soit un taux de 16,56%, contre 595 femmes au sein des Assemblées populaires de wilaya (APW), soit un taux 29,69%.
A la lumière des résultats réalisés, le ministère devait s'adapter au changement, à la faveur de l'élaboration d'un plan d'action visant à renforcer les capacités de la femme élue et à améliorer sa performance dans la gestion des affaires publiques locales, en lui permettant d'assumer un rôle clé au sein des Assemblées populaires locales et d'accéder aux centres de prise de décisions.
Lancés le 14 septembre 2015 à travers 12 wilayas, ces cycles de formation ont profité à 1193 élues et porté sur la décentralisation, les modes de gestion du service public local, les techniques de communication et de gestion des crises, la démocratie participative et le développement du partenariat entre les collectivités locales et les associations.
Cette initiative «vise essentiellement à renforcer les capacités des élues des APC et APW, dans le cadre des réformes engagées par l'Algérie pour une participation effective et efficiente des élues locales», a affirmé le représentant du PNUD en Algérie.
«Les réformes constitutionnelles et législatives ont favorisé la hausse du taux de représentativité de la femme au sein des Assemblées élues et permis à l'Algérie d'occuper la première place dans ce domaine au niveau arabe», a-t-il poursuivi.
Cette rencontre permettra de dégager des données et des recommandations, en vue de valoriser cette expérience prometteuse et de l'étendre aux élues locales d'autres wilayas», a conclu le représentant onusien.