Le secrétaire général de l’Organisation nationale des moudjahidine (ONM), Saïd Abadou, a affirmé dimanche à Médéa que la Mémoire des martyrs de la guerre de libération nationale était un legs qu'on se doit de sauvegarder tant de l'oubli que de la manipulation.
S’exprimant à l’occasion d’une cérémonie commémorative organisée à Djebel Boulegroune, dans la commune de Djouab à l’occasion du 59e anniversaire de la mort du chahid Si Lakhdar, il a estimé que la Mémoire des chouhadas est "un précieux legs que la nation se doit de sauvegarder et de préserver aussi bien de l’oubli que de la manipulation".
M. Abadou a affirmé que le souvenir et l’hommage rendu à Médéa à l’un des grands chefs de la wilaya IV historique est la preuve de l’attachement des moudjahidine au serment de novembre 54 et leur détermination à maintenir la flamme de la liberté et à préserver les acquis de la nation.
Il a, à cette occasion, réitéré l’engagement des moudjahidine à défendre la Mémoire et le legs laissé par les valeureux martyrs de la Révolution de novembre 54.
Le commandant Si Lakhdar, de son vrai nom Rabah Mokrani, est né le 6 novembre 1936, au sein d’une famille pauvre, originaire du village de Guergour, à l’ouest de Lakhdaria (Bouira). Encore adolescent, Il se voit confier la mise en place des premières cellules combattantes dans la région de Lakhdaria et Aïn Bessam (Bouira). Il est nommé, tour à tour, chef des unités de combat de choc, opérationnelles à travers les différentes zones de la Wilaya IV historique, puis, chargé, en compagnie du chahid Ali Khodja, de la formation des commandos d’élite de l’Armée de libération nationale (ALN).
Le commandant Si Lakhdar, en sa qualité de chef militaire de la zone Est et Nord-est de la wilaya IV historique, a doté les maquis d’unités opérationnelles, bien armées et rodées aux techniques de la guérilla.
Son génie de stratège lui valut le titre de "faucon du mont Zbarbar".
On lui attribue de grands succès militaires, tant au niveau des monts Zbarbar qu’à Tablat où la région de Djouab, en dépit de la supériorité numérique et matériel des troupes coloniales engagées dans la région.
Gravement atteint lors d’un accrochage qui a eu lieu, dans la nuit du 4 au 5 mars 1958 à Djebel Boulegroune, le commandant Si Lakhdar succombera à ses blessures, à l’âge de 22 ans.