Les prix du pétrole se repliaient jeudi en cours d'échanges européens, toujours pénalisés par le niveau record des stocks américains de brut ainsi que par de modestes données chinoises et le redressement des exportations libyennes.
Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juin valait 107,36 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 71 cents par rapport à la clôture de mercredi. Le Brent est tombé à 107,26 dollars, son niveau le plus faible depuis mi-avril.
Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de «light sweet crude» (WTI) pour la même échéance perdait 48 cents, à 99,26 dollars.
La référence américaine du brut a chuté à 99,20 dollars, un plus bas depuis le 3 avril. En effet, la production manufacturière chinoise a faiblement progressé en avril, l'indice PMI la mesurant se hissant à 50,4 le mois dernier, contre 50,3 en mars, selon les chiffres officiels publiés jeudi.
L'économie chinoise est attentivement scrutée par les opérateurs du marché pétrolier, la Chine étant le deuxième consommateur mondial d'or noir et le principal moteur de croissance de la demande mondiale de brut.
Par ailleurs, le niveau record des stocks de brut américains continuait de peser sur les cours du pétrole jeudi. Le Département américain à l'énergie (DoE) a fait savoir mercredi que ces réserves avaient atteint 399,4 millions de barils, soit leur plus haut niveau depuis 1982 en données hebdomadaires et depuis 1931 en données mensuelles.
Cette hausse des stocks est notamment due à la très forte croissance de la production de brut aux Etats-Unis, dopée ces dernières années par l'exploitation des ressources non conventionnelles telles que le pétrole de réservoirs compacts.
Enfin, les cours du brut pâtissaient de la reprise progressive des exportations libyennes, après la réouverture de deux (al-Hariga et Zwitina) des quatre terminaux de l'Est libyen, qui étaient bloqués depuis des mois par des rebelles.