Un attentat à la voiture piégée a fait au moins 16 morts jeudi en périphérie d'Abuja, la capitale du Nigeria, dans la gare routière qui avait déjà été la cible d'une attaque sanglante récemment.
L'attentat n'a pas été revendiqué pour l'instant, mais les soupçons se sont immédiatement portés sur le groupe Boko Haram, dont les attaques ont fait des milliers de morts au Nigeria depuis cinq ans.
La déflagration a eu lieu vers 20h00 (19h00 GMT) dans la gare de Nyanya, à quelques kilomètres du centre d'Abuja.
Il s'agissait d'une voiture piégée et elle a explosé à 50 mètres à peine du lieu de l'attentat précédent, selon les détails apportés par Muhammad Sani Sidi, le directeur général de l'agence nigériane de gestion des situations d'urgence (NEMA), à la presse.
les parents des lycéennes enlevées manifestent
Des centaines de parents des lycéennes enlevées il y a plus de deux semaines par les insurgés de Boko Haram se sont rassemblés jeudi pour une marche de protestation à Chibok, la ville du nord-est du Nigeria où le rapt a eu lieu, appelant à l'aide le gouvernement et la communauté internationale.
Les mères et les pères, dont beaucoup habillés de rouge, brandissant des pancartes sur lesquelles etait écrit "Trouvez nos filles", sont partis de la résidence d'un responsable local et ont marché un kilomètre jusqu'à l'école, où ils ont prié pour la libération de leurs filles.
Selon les responsables de l'Etat de Borno, 129 jeunes filles ont été enlevées par le groupe armé Boko Haram et 52 se sont ensuite échappées, laissant 77 prisonnières. Mais les habitants de Chibok, et notamment la directrice du lycée, affirment que 230 filles ont été enlevées et que 187 restent captives.