L'une des tâches essentielles du nouveau gouvernement, qui intègre de nouvelles arrivées ministérielles, et qui confirme le rajeunissement tant préconisé par le Président Bouteflika, à l'image du nouveau ministre de la Communication, notre confrère Hamid Grine, est de poursuivre le travail en cours en matière de consolidation des institutions de l'Etat.
Se faisant, il intègre dans cette politique, sinon dans son plan d'action, les réformes promises par le chef de l'Etat, dont la révision de la Constitution, un des plus grands chantiers politiques promis par M. Bouteflika lors de sa campagne électorale. Certes, la tâche est immense, la mission importante, le fardeau lourd à supporter.
Mais, le Premier ministre Abdelmalek Sellal qui a littéralement sillonné tout le territoire national en 2013 pour s'enquérir des besoins des citoyens et des nécessités du développement local, a prouvé qu'il reste l'homme de la situation. Les défis du nouvel exécutif sont pourtant délicats, sensibles, mais pratiquement réalisables grâce à Dieu.
D'autant que le chantier des réformes politiques incombera à une nouvelle équipe gouvernementale qui aura deux fers au feu: parachever l'édifice institutionnel par la révision de la Constitution, une des principales revendication de la classe politique, opposition et majorité gouvernementale, mettre en place des reformes pérennes, et, en même temps, accélérer la cadence du développement local, ouvrir l'économie nationale aux investisseurs, améliorer la croissance et donner du travail aux algéreiens.
Dans ce contexte, il y a lieu de relever que les prochaines années vont être décisives dans la réalisation d'un développement économique et social durable, permanent et ouvrant la voie à une autre Algérie, plus solidaire, plus dynamique, plus démocratique.
Car l'enjeu de ce quinquennat est là: mettre définitivement l'Algérie sur l'orbite des grandes puissances économiques, des Etats démocratiques et, surtout, consolider les mécanismes de la bonne gouvernance. Le nouveau gouvernement avec de nouvelles têtes, aura du pain sur la planche, et devra poursuivre, sinon accélérer, la cadence de son prédécesseur tant en matière d'avancées démocratiques, d'amélioration des prestations au service des citoyens, que de donner un sens plus large à la cohésion sociale en ce qu'elle intègre de nouvelles avancées économiques appuyées sur un redéploiement de l'industrie, l'agriculture, plus d'investissements créateurs d'emplois stables et plus d'opportunités d'investissements.
Le nouveau gouvernement que va diriger M. Sellal, aura, en tout cas, et sur tous les plans, un travail important à faire, en profondeur, autant pour maintenir le rythme des réalisations socio-économiques que d'asseoir un Etat social où les citoyens se reconnaîtront. Le président l'a promis. Il est là, le gouvernement de technocrates, rajeuni et, en même temps aguerri avec l'expérience des «anciens», comme Tayeb Belaïz ou Abdelmadjid Tebboune, qui auront dès lors à encadrer les jeunes loups de l'équipe Sellal.