Economie

Portugal : Le Portugal s'affranchit de la tutelle de ses créanciers publics UE-FMI

Publié par dk news le 17-05-2014, 17h58 | 19
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Le Portugal à retrouve hier officiellement son autonomie financière à l'issue du plan de sauvetage international qui expire ce 17 mai et s'apprête à recourir aux marchés sans filet de sécurité.

Très attendu par la population, le départ définitif des inspecteurs de la troïka des créanciers publics du pays (UE-FMI-BCE) surnommés les «men in black», est loin de signer la fin de l'austérité, préviennent les autorités portugaises.

Avant le départ de la troïka, le gouvernement a ainsi dû s'engager à garder le cap de la rigueur en détaillant un nouveau train de mesures chiffré à 1,4 milliard d'euros pour 2015, année d'élections législatives.
«Nous avons récupéré la confiance des investisseurs, mais le chemin à parcourir est encore long.

La discipline budgétaire continue», a prévenu le Premier ministre Pedro Passos Coelho.
A l'instar de l'Irlande, le Portugal a renoncé à demander à ses partenaires européens une ligne de crédit de précaution, profitant de la brusque baisse de ses taux d'emprunt et de ses confortables réserves financières.

Malgré ces avancées, de nombreux économistes ont cependant plaidé pour une rallonge, estimant que l'ancien maillon faible de la zone euro se retrouverait en première ligne en cas de turbulences sur les marchés.

«Sans filet, nous serons seuls face aux marchés, et la moindre erreur peut nous coûter cher. Il va falloir continuer à tailler dans les dépenses publiques», estime Joao Cesar das Neves, professeur d'économie de l'Université catholique de Lisbonne.

Au bord de la faillite et incapable de se financer sur les marchés, le Portugal s'était résolu en avril 2011 à appeler à la rescousse la troïka, après la Grèce et l'Irlande qui lui a accordé un prêt de 78 milliards d'euros, en contrepartie d'une sévère cure d'austérité, taillant dans les retraites, prestations sociales et salaires des fonctionnaires. L'intervention de la troïka a été efficace, les déficits publics ont été divisés par deux, à 4,9%. Mais la dette a continué à enfler, passant de 94% à 129% du PIB, et la croissance est encore timide.

«Les politiques de rigueur budgétaire et les réformes visant à soutenir la croissance doivent être maintenues pendant les mois et années à venir», a averti samedi le vice-président de la Commission européenne Siim Kallas. les créanciers continueront à surveiller le pays jusqu'au moment où 75% des prêts seront remboursés, ce qui ne devrait pas arriver avant vingt ans, rappelle-t-on.

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