Culture

Oran : Ambiance festive à l’approche de Yennayer

Publié par DKNews le 08-01-2018, 15h12 | 20
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Une ambiance festive règne à Oran, capitale de l’ouest du pays, à l’approche du nouvel an amazigh Yennayer (2968), dont la célébration, le 12 janvier, revêt cette année un caractère particulier.

Outre son aspect traditionnel que les Algériens affectionnent tout particulièrement, ne dérogeant jamais à la règle de sa célébration, Yennayer revêt, pour la première fois, un caractère officiel, après avoir été décrété fête nationale chômée et payée, lui conférant une nouvelle dimension.

A Oran, les marchands de fruits et légumes dans les marchés des quartiers populaires et résidentiels sortent le grand jeu: guirlandes lumineuses et autres décorations, avec des étales bien achalandés ne laissant personne indifférent, en dépit des prix pratiqués.

Au marchés de «Sidi Okba» à Medina Jdida, de la rue des Aurès (ex La Bastille) et autres, notamment dans les quartiers populaires, les commerçants rivalisent d’astuces pour attirer les clients et améliorer ainsi leurs chiffres d’affaires annuels, même si les prix pratiqués peuvent décourager plus d’une famille à faire des achats gargantuesques.

Et pour cause, un panier moyennement garni pour une famille nombreuse pourrait facilement dépasser les 10.000 dinars. Le kilogramme de pistaches, probablement les plus chères est proposé, selon les marchés, entre 3.000 et 3.200 dinars, les noix entre 1.800 et 2.200 DA, les noisettes entre 1.600 et 1.800 DA, les amandes avec écorce entre 1.000 et 1.200 DA et les cacahuètes jusqu’à 700 DA le kg. Les figues séchées sont, pour leur part, proposées entre 600 et 800 DA le kg, selon la qualité.

Quant aux dattes, fruits essentiels lors de la fête de Yennayer, leurs prix varient entre 250 et 550 DA le kg. Les fruits frais ne sont pas en reste et les marchands rivalisent d’ingéniosité pour décorer leurs étales de manière à forcer la main aux visiteurs, même si les prix sont, pour certains produits, hors de prix comme les belles pommes rouges ou jaunes à 1.100 DA le kg. Mais le fruit le plus prisé durant la fête de Yennayer a de tous temps été l’orange, proposée actuellement, selon la qualité et le calibre, entre 100 et 300 DA le kg.

Les clients, encore hésitants, font des va-et-vient devant les étales, histoire de tâter le pouls de la mercuriale et évaluer leurs budgets. Certains se décidant enfin, s’arrêtent devant l’étale d’un vieux marchand au sourire commercial, mais néanmoins bienveillant et passent leur première commande en commençant par le produit le plus cher, comme pour briser quelques rémanences d’hésitation et se donner du courage pour le reste.

«C’est vrai, c’est très cher. J’hésite encore un peu, mais je sais que je vais céder. Mon budget n’est pas très reluisant, mais dans ma famille, on a toujours célébré Yennayer. C’est une fête qui apporte la joie et la convivialité au sein du foyer»,  a confié Abdelhakim, père de famille, rencontré au marché de Medina Jdida.

De nombreux clients qui, visiblement se sont fixés un budget spécial Yennayer, essayent d’acheter un peu de tout, mais en petites quantités, en fonction des prix. C’est le cas de Djamila, mère de famille, qui dit avoir adopté cette méthode depuis quelques années déjà.

«J’achète 500 grammes par ci, 250 gr par là, un kg par ci et 2 kg par là et je finis tout de même par remplir le panier auquel j’ajoute quelques autres friandises comme la halva turque, du chocolat, des bonbons et autres gâteries, mais le tout en petites quantités, tout dépend des prix», explique-t-elle, ajoutant que Yennayer c’est aussi le cherchem, plat traditionnel à base de fèves sèches, de poix chiches et de blé, ainsi que des beignets et de la mona.

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