Culture

Maroc: Un journaliste condamné à 4 mois de prison pour un tweet

Publié par DK NEWS le 17-03-2020, 18h27 | 9
|

Le journaliste marocain, Omar Radi, a été  condamné hier au Maroc à quatre mois de prison avec sursis et 500 dirhams  d'amende (47 euros) pour avoir publié un tweet critiquant un verdict, ont  rapporté des médias.
"Je m'attendais à ce que les poursuites soient annulées. Ce procès n'a pas  lieu d'être, c'est une atteinte à ma liberté d'expression", a réagi le  journaliste et militant des droits humains de 33 ans, précisant qu'il  comptait faire appel. Omar Radi a lui-même fait part sur Twitter de sa condamnation, qu'il a  apprise via son avocat, les tribunaux étant fermés au public au Maroc  depuis lundi par mesure préventive afin de contenir la propagation du  nouveau coronavirus. Son message a immédiatement suscité des réactions de soutien sur les  réseaux sociaux. Après plusieurs renvois d'audience, le jugement --qui devait être prononcé  la semaine dernière-- a finalement été rendu mardi par le tribunal de  première instance d'Ain Sebaa (ouest). Le journaliste indépendant avait été placé en détention pour "outrage à  magistrat" fin décembre pour avoir fustigé sur Twitter un verdict prononcé  en avril 2019.
Des membres du "Hirak" -un mouvement de contestation qui  tenait agité le  nord du Maroc entre 2016 et 2017- avaient été condamnés à des peines allant  jusqu'à 20 ans de prison. M. Radi avait été remis en liberté provisoire quelques jours plus tard, sa  détention ayant suscité une vague d'indignation sur les réseaux sociaux.w Le nouveau code de la presse entré en vigueur en 2016 exonère les  journalistes de peines de prison, mais il suffit que les poursuites soient  engagées au nom du Code pénal pour contourner cette disposition.Les organisations de défense des droits humains, dont Amnesty  international et Human Rights Watch (HRW), ont dénoncé en début d'année une  "campagne de répression" des autorités marocaines, après plusieurs  condamnati ons à des peines de prison ferme sanctionnant des propos  critiques ou insultants vis-à-vis du pouvoir sur les réseaux sociaux.
 

|
Haut de la page

CHRONIQUES

  • Walid B

    Grâce à des efforts inlassablement consentis et à une efficacité fièrement retrouvée, la diplomatie algérienne, sous l’impulsion de celui qui fut son artisan principal, en l’occurrence le président de la République Abdelaziz Bouteflika, occupe aujour

  • Boualem Branki

    La loi de finances 2016 n’est pas austère. Contrairement à ce qui a été pronostiqué par ‘’les experts’’, le dernier Conseil des ministres, présidé par le Président Bouteflika, a adopté en réalité une loi de finances qui prend en compte autant le ress

  • Walid B

    C'est dans le contexte d'un large mouvement de réformes sécuritaires et politiques, lancé en 2011, avec la levée de l'état d'urgence et la mise en chantier de plusieurs lois à portée politique, que ce processus sera couronné prochainement par le proj

  • Boualem Branki

    La solidité des institutions algériennes, la valorisation des acquis sociaux et leur développement, tels ont été les grands messages livrés hier lundi à Bechar par le ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales Nouredine Bédoui.

  • DK NEWS

    Le gouvernement ne semble pas connaître de répit en cette période estivale. Les ministres sont tous sur le terrain pour préparer la rentrée sociale qui interviendra début septembre prochain.

  • Walid B

    Dans un contexte géopolitique régional et international marqué par des bouleversements de toutes sortes et des défis multiples, la consolidation du front interne s'impose comme unique voie pour faire face à toutes les menaces internes..

  • Walid B

    Après le Sud, le premier ministre Abdelmalek Sellal met le cap sur l'Ouest du pays où il est attendu aujourd'hui dans les wilayas d'Oran et de Mascara pour une visite de travail et d'inspection.