L'euro ouvrait stable face au dollar vendredi, mais restait sous la pression d'inquiétudes persistantes sur la santé de l'économie de la zone euro, alors que le dollar profitait toujours d'indicateurs américains encourageants.
La monnaie unique européenne valait 1,2653 dollar, contre 1,2647 dollar jeudi soir et reculait légèrement face au yen, 136,80 yens contre 136,93 yens.Le dollar aussi perdait un peu de terrain face à la devise japonaise, à 108,15 yens contre 108,27 yens jeudi soir.
La devise européenne avait bénéficié jeudi de l'annonce d'une légère amélioration de la croissance de l'activité privée en octobre dans la zone euro, et notamment en Allemagne, la première économie de la zone euro.
«Ces chiffres ont donné un peu d'énergie à la monnaie unique mais uniquement de façon passagère», observait-on. En effet, ces chiffres ont également montré que la situation reste très fragile, avec une France, deuxième économie de la région, à la peine et des signaux négatifs en matière d'emploi et d'évolution des prix.
De plus, les cambistes optaient pour des positions prudentes avant l'annonce, dimanche, des résultats d'un examen sans précédent des bilans de 130 banques européennes par la Banque centrale européenne (BCE).
Ce matin, la livre britannique restait quasi stable face à la monnaie unique européenne, à 78,82 pences pour un euro, et montait face au dollar, à 1,6056 dollar pour une livre.
La devise suisse restait quasi stable face à l'euro, à 1,2061 franc suisse pour un euro, et progressait un peu face au dollar, à 0,9531 franc suisse pour un dollar. L'once d'or valait 1.232,32 dollars, contre 1.232,75 dollars jeudi soir.
Stabilité du moral des consommateurs allemands en octobre
Le moral des consommateurs allemands, qui s'était réplié le mois dernier, est resté stable en octobre, les ménages se montrant relativement imperméables à l'assombrissement des perspectives conjoncturelles, selon le baromètre GfK publié vendredi.
«Le baromètre de la consommation s'est, du moins pour le moment, affranchi du ralentissement de la conjoncture et des nombreux foyers de crise» qui, le mois dernier, l'avaient fait reculer pour la première fois depuis 20 mois, a commenté dans un communiqué l'institut GfK qui le compile. Le baromètre est établi tous les mois sur la base de sondages auprès de 2 000 personnes.
Il est ressorti à 8,4 points en octobre, plus que les 8,3 points escomptés par l'institut lui-même, et un peu moins que les 8,6 points enregistrés en septembre. Alors que le gouvernement allemand et nombre d'institutions viennent d'abaisser leurs prévisions de croissance pour la première économie européenne, les attentes des ménages à l'égard de la conjoncture s'affichent quasiment stables entre septembre et octobre.
Les deux autres composantes de l'indice, les attentes de revenus et la propension à consommer, sont en hausse par rapport à septembre, la première à un niveau «excellent».Pour le mois de novembre, l'institut GfK attend une petite hausse de l'indice, à 8,5 points. «Toutefois, si la situation empirait encore dans les régions en crise, cela pèserait sur le moral des consommateurs», prévient-il. Ces derniers mois, la situation en Ukraine semblait constituer la menace la plus sérieuse pour l'Allemagne.