Une manifestation contre la hausse du prix du ticket de bus à Rio de Janeiro a dégénéré jeudi en affrontements entre manifestants et policiers faisant un blessé, selon le quotidien O Globo.
Les incidents ont éclaté quand les policiers ont évacué en faisant usage de gaz lacrimogènes la grande gare de Rio, Central do Brasil, qui avait été envahie par un millier de manifestants.
Dans le hall de la gare, certains manifestants «masqués et vêtus de noir ont saccagé des distributeurs automatiques de billets, libérant l'accès aux trains au cris de : «la gare est libre !», a rapporté un journaliste de l'AFP, ajoutant qu'un policier blessé a été évacué par ses collègues.
A l'extérieur de la gare, des contestataires jetaient des pierres sur des policiers des forces anti-émeutes.
Une barricade enflammée a été érigée sur une des rues, selon cette source. Cette manifestation, dans un premier temps pacifique, a été convoquée par le mouvement Pase livre (Ticket gratuit) pour protester contre l'augmentation de 9,09% du prix du ticket de bus à Rio, qui va passer samedi de 2,75 à trois réais (0,83 euro à 0,91 euro).
Les manifestants scandaient des slogans réclamant notamment le départ du gouverneur de Rio , Cabral.
Selon O Globo, une vingtaine de personnes ont été arrêtées par la police
Un cameraman de la chaîne de télévision Bandeirantes est dans état grave après avoir été touché à la tête par un projectile - dont on ignore l'origine – et a dû subir une intervention chirurgicale.
En juin 2013, des manifestations contre l'augmentation du prix des transports publics à Sao Paulo et Rio, avaient détonné une fronde sociale historique au Brésil pendant la Coupe des Confédérations de football. Sous la pression populaire, après des dizaines de manifestations qui ont rassemblé plus d'un million de personnes dans les rues, et dont la plupart se sont terminées par des affrontements violents avec la police, la plupart des grandes villes avaient finalement renoncé provisoirement à l'augmentation du prix des transports en commun .
Mais le mouvement n'avait cessé de grandir pour dénoncer «la grande précarité des services publics, la corruption et les milliards investis dans la construction des stades du Mondial de football».