Le président sud-africain Jacob Zuma s'est rendu samedi auprès des victimes de violences xénophobes afin de les assurer que les étrangers avaient «toute leur place» en Afrique du Sud.
«Il ne peut y avoir de justification aux attaques contre les étrangers», a souligné le président sud-africain, cité par des médias.
«En tant que gouvernement, personne ne vous dit de partir. Ce ne sont pas tous les Sud-Africains qui disent que vous devez partir mais une très petite minorité», a-t-il assuré. «Même ceux qui veulent rentrer chez eux doivent savoir que quand nous aurons stoppé la violence, ils sont les bienvenus pour revenir», a-t-il relevé.
M. Zuma qui devait s'envoler samedi soir pour le 60e anniversaire du sommet des Non-Alignés en Indonésie, mais a annulé ce déplacement «pour s'occuper des affaires intérieures liées aux violences contre les étrangers».
Il a prévu la semaine prochaine d'«engager le dialogue» pour normaliser la situation. En trois semaines, les violences, qui ont éclaté à Durban (est) ont fait au moins six morts et 5.000 déplacés.
La police a confirmé samedi la mort d'un autre étranger dans le township d'Alexandra, où s'entassent 400.000 personnes à Johannesburg et où des échoppes tenues par des étrangers ont été vandalisées.