Les partis de l'opposition ougandaise ont formé une coalition en vue de la présidentielle de 2016, pour lancer «l'offensive finale» contre le président Yoweri Museveni, au pouvoir depuis 29 ans, ont rapporté jeudi des médias d'Ouganda.
Le président Museveni, âgé de 70 ans, a d'ores et déjà été désigné par son parti, le Mouvement national de résistance (NRM), comme son candidat à l'élection présidentielle de février 2016. Les formations réunies dans cette nouvelle coalition, l'Alliance démocratique (TDA), ont annoncé qu'elles désigneraient un candidat commun pour l'élection, promettant qu'en cas de victoire, leur candidat n'effectuerait qu'un mandat et ne se représenterait pas.
C'est la troisième fois qu'une alliance de l'opposition est créée dans le but de battre M. Museveni, jusqu'ici sans succès. La TDA réunit le principal parti d'opposition, le Forum pour le changement démocratique (FDC), ainsi que le Parti conservateur, le Parti démocratique, le Parti populaire progressiste (PPP) et l'Alliance fédérale ougandaise (UFA).
«La majorité des Ougandais a perdu tout espoir. Il s'agit de sauver notre peuple», a déclaré le président du FDC, Mugisha Muntu, selon le quotidien The Daily Monitor. «Le chemin que nous sommes en train de prendre doit nous donner la possibilité de combattre une dictature omnipotente», a affirmé John Ken Lukyamuzi, président du Parti conservateur.
L'ancien Premier ministre Amama Mbabazi, qui apparaît comme un possible sérieux adversaire de M. Museveni depuis que ce dernier l'a limogé en septembre 2014, n'a pas participé à la réunion mais y a envoyé un représentant, qui a signalé que M. Mabazi signerait prochainement l'accord.