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Nucléaire iranien : l'Iran et les Etats-Unis évoquent des «progrès»

Publié par dknews le 02-07-2015, 15h37 | 24
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Le chef de la diplomatie américaine John Kerry et son homologue iranien Mohammad Javad Zarif ont évoqué mercredi des «progrès» dans les négociations sur le nucléaire iranien.
Dans des termes quasiment identiques, MM. Kerry et Zarif, les deux principaux acteurs dans ce dossier, ont assuré mercredi que des «progrès» justifiaient une poursuite des pourparlers au-delà de la date butoir initiale du 30 juin.

«Nous travaillons très, très dur, et nous sommes confrontés à des questions très difficiles, mais nous pensons que nous faisons des progrès et c'est pourquoi nous allons continuer à travailler», a déclaré M. Kerry lors d'un point-presse devant le palais Coburg, où ont lieu les discussions.
«Nous avons fait des progrès et nous continuerons de faire des progrès», a aussi souligné M. Zarif un peu plus tôt.

Signe d'une légère détente, l'Iran a annoncé jeudi avoir récupéré 13 tonnes d'or faisant partie de ses réserves bloquées dans le cadre des sanctions internationales, après un accord conclu en marge des négociations à Vienne.

L'Iran et les puissances du P5+1 (Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie et Allemagne) se sont donné jusqu'au 7 juillet au moins, pour parvenir à un accord final dans le dossier. Mais MM. Kerry et Zarif ont tous deux rappelé que les négociations achoppaient toujours sur des points cruciaux.
Parallèlement aux efforts diplomatiques déployés dans la capitale autrichienne, Yukiya Amano, le chef de l'AIEA, doit rencontrer jeudi les autorités iraniennes au plus haut niveau, afin d'«accélérer la résolution des questions toujours en suspens».

Les pays du P5+1 sont engagés depuis 20 mois dans d'intenses tractations pour arracher un compromis historique sur ce contentieux vieux de plus de dix ans.Le président américain, Barack Obama, qui a érigé ce dossier en priorité de son action, a toutefois prévenu mercredi soir qu'il refuserait «un mauvais accord».

Personne n'est prêt «à un accord à n'importe quel prix», a répondu jeudi en écho un des principaux négociateurs iraniens, Abbas Araghchi.Outre l'inspection des sites suspects iraniens, d'autres questions clés restent à régler, comme la durée d'un accord. La communauté internationale veut brider le programme nucléaire iranien pendant au moins dix ans.

Mais l'ayatollah Khamenei s'est élevé la semaine dernière contre une limitation trop longue dans le temps des capacités iraniennes.La levée des sanctions constitue aussi un point capital à régler, Téhéran souhaitant des mesures immédiates quand le P5+1 veut une levée progressive et sous condition de ces sanctions.

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