La Conférence nationale sur l'évaluation de la mise en oeuvre de la réforme du système éducatif s'est ouverte samedi à Alger en présence du Premier ministre et de membres du Gouvernement.
Organisée par le ministère de l'Education nationale dans le cadre de l'approfondissement du processus de réforme du système éducatif lancé en 2003, cette conférence de deux jours se penchera sur l'évaluation des trois cycles (primaire, moyen et secondaire), ainsi que sur le redéploiement du système éducatif à partir d'indicateurs de qualité.
Le débat lors de cette rencontre sera axé sur les problématiques liées au programme et la place de l'éducation de base, les enseignements fondamentaux, les priorités accordées au cycle primaire et le préscolaire, l'orientation scientifique et technologique, la place des langues dans le cursus scolaire, la numérisation des ressources pédagogiques, la formation des personnels et l'évaluation du système par des indices de rentabilité.
Selon la ministre de l'Education nationale Nouria Benghebrit, cette conférence nationale «se veut l'expression d'une volonté de transparence et d'objectivité sur les dispositifs mis en place en vue de garantir une stabilité et un respect de l'éthique dans le secteur de l'Education».
Les participants (académiciens et professionnels de l'éducation et experts nationaux et étrangers) discuteront, en dix ateliers, des thématiques en relation avec l'évaluation du produit de la réforme coïncidant avec la première promotion de bacheliers 2015.
Les participants s'attelleront également sur l'orientation scolaire et la place de la dimension scientifique, technologique et professionnelle, l'éducation, la citoyenneté et l'environnement de l'élève, l'éducation spécialisée et le soutien social et le système éducatif et l'inspection.
L'école de demain se construit aujourd'hui. C'est le message délivré hier aux participants de la conférence nationale sur l'éducation par le Premier ministre. L'école, au centre des préoccupations des pouvoirs publics, est ainsi placée au premier rang des priorités du gouvernement, a rappelé M. Sellal, faisant référence aux orientations du président Abdelaziz Bouteflika.
Devant les cadres du secteur de l'éducation réunis en conclave pour deux jours afin de faire le point de situation du secteur, le Premier ministre a rappelé que l'objectif de cette rencontre n'est pas de confectionner une nouvelle réforme, mais de faire tout simplement une évaluation d'étape objective du système éducatif national.
Et, ensuite, d'établir une feuille de route qui puisse sortir ce secteur du ghetto des crises permanentes qui le minent depuis quelques années. Et, surtout, ces crises qui empêchent l'éducation nationale à aller de l'avant dans la formation, l'orientation et la prise en charge des élites de demain.
Et, sur ce registre, le Premier ministre a rappelé que ''le processus des réformes déjà entamé se poursuit», mais qu'il faut juste rééquilibrer. Comme il n'a pas manqué de revenir sur les résultats remarquables de l'école algérienne qu'il faut préserver et fructifier avec près de 9 millions d'élèves, 450.000 enseignants et 26.000 établissements scolaires dans les trois paliers.
Un effort particulier d'un secteur de l'éducation nationale qui alimente les universités algériennes, chargées ensuite de former les cadres et les bâtisseurs de demain. C'est d'autre part ce message de prise de conscience de la force de frappe de ce secteur dans la construction du pays, dans la participation du développement local, dans la prospérité du peuple algérien, et dans la souveraineté de sa prise de décision, qu'a ensuite livré le Premier ministre à ceux chargé de former cette élite.
«Le meilleur investissement consiste en les ressources humaines à même d'arrimer le pays au savoir et à une économie forte dans un contexte international concurrentiel où le capital humain est essentiel pour un développement durable et intégré».
Il a insisté sur cet objectif, avant de rassurer la famille de l'éducation que l'Etat poursuivra ses efforts, conformément aux instructions du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, en vue de doter l'école algérienne de tous les moyens, en dépit du recul des capacités financières à la suite de la baisse des prix de pétrole.
En outre, et M. Sellal l'a rappelé, l'autre grande mission de l'école algérienne est de bâtir et de former des compétences, ainsi que la formation des élèves à la connaissance de l'art de la critique objective et constructive et, au delà, le sens de la citoyenneté chez l'élève algérien.