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Campagne électorale : Sport et jeunesse, parents pauvres des programmes électoraux des candidats

Publié par Dknews le 09-04-2014, 20h12 | 26
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Sport et jeunesse semblent être les parents pauvres des programmes électoraux des six candidats à l'élection présidentielle du 17 avril, un oubli vite rectifié durant la campagne électorale, qui doit s'achever dimanche prochain.

Certains candidats à cette présidentielle ont cependant compris l'enjeu sociologique de ces deux thèmes et vite rectifié le tir en reprenant dans la foulée d'une intense campagne électorale le dossier de la jeunesse, ses attentes et ses besoins dans une Algérie qui construit son avenir. Sur le terrain, force est de constater que le sport, qui a toujours maintenu allumée la fibre patriotique des Algériens au détour d'une historique qualification en «World Cup», existe pour certains candidats dans une autre planète.

Ce liant solide de la jeunesse algérienne, une sorte de «calumet de la paix» entre supporters des différents clubs algériens, n'a pas trop inspiré les candidats au scrutin présidentiel.Ils se sont contenté de balancer des généralités dans leurs programmes, sans proposer une politique sportive fédérant les efforts de tous pour que le sport soit autant un moyen de socialisation, d'éducation de la jeunesse, de formation des élites et de puissante machine économique et, au-delà, un secteur dynamique qui fait marcher la finance et les affaires du sport.

Le programme électoral de la candidate du Parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune, la pasionaria de la politique algérienne, en matière de jeunesse et sport est «un insondable désert», résume un observateur.
«Seules la politique étrangère, l'économie ou sa vision politique de ce que sera l'Algérie de demain trouvent grâce à ses yeux», ajoute-t-il, non sans faire remarquer que «Louisa a toujours été une passionnée de politique, de luttes ouvrières, des droits de l'homme. Alors, le sport....»

Ali Benflis, candidat indépendant à ce scrutin, n'a réservé dans son programme électoral que «quelques lignes» au secteur du sport et de la jeunesse. Une omission vite rattrapée lors des meetings. A Boumerdès, il s'est engagé à promouvoir la pratique sportive, «aussi bien celle de l'élite que le sport de masse». Mieux, il compte élargir la pratique du sport à tous les établissements éducatifs, en mettant à leur disposition les moyens adéquats.Il préconise aussi de «dote chaque commune de deux stades et une piscine pour en faire la première cellule et la base de la pratique du sport, revoir les textes relatifs au professionnalisme, élaborer le statut de l'entraîneur et de l'éducateur.»

Bref, pour montrer qu'il suit l'actualité sportive nationale, l'ancien SG du FLN envisage, s'il est élu, de s'attaquer à la violence dans les stades, promettant de lancer une politique de formation et d'encourager le sport féminin.

Le «jeune» Abdelaziz Belaïd, candidat du Front Al Moustakbal, appelle de son côté à la création d'un «observatoire national» qui se penchera sur les différentes questions, qui intéressent les jeunes, sans donner de détails sur les mesure à prendre sur le terrain. Le plus jeune candidat à la présidence de la République, a critiqué lors d'un meeting la gestion du sport d'élite, estimant qu'il (le sport) ne se limite pas au football», promettant d'encourager la pratique sportive dans les écoles, les universités et les quartiers».

En fait, les six candidats à cette présidentielle «pêchent peut-être par naïveté politique», estime un proche d'un candidat, selon lequel le gros des programmes électoraux a été monopolisé par les grandes questions sociales, urgentes et incompressibles de l'heure : logement, emploi, salaires, routes, santé notamment.
«Peu de place, dès lors, pour le sport, qui, lui ne loge pas les gens, ne leur procure pas de salaire, encore moins un emploi. D'où cet apparente omission du secteur de la jeunesse et des sports dans le programme électoral des candidats», ajoute le même observateur. Le programme de Moussa Touati, candidat du Front national algérien (FNA), n'accorde pas lui aussi un intérêt particulier au secteur de la jeunesse et des sports.

Contacté par l'APS, son directeur de campagne, Abdelkader Boudjouras, explique que le programme général ne parle que des «grandes lignes».«Le point de départ de notre programme dans le domaine du sport est d'élargir la pratique sportive en réhabilitant le sport scolaire et universitaire, véritable réservoir du sport national. Le sport dans ces milieux doit être compétitif et pas seulement des séances de divertissement et de plaisir», a-t-il dit.Pour le candidat indépendant, Abdelaziz Bouteflika, son programme indique que la pratique des activités sportives par un grand nombre «deviendra un objectif affiché des politiques publiques».

Il s'agit également pour le candidat Bouteflika d'une «démocratisation du sport récréatif, qui s'appuiera sur le développement équilibré de toutes les disciplines sportives et sur la promotion des infrastructures de proximité».Pour cela, «une attention particulière sera accordée au sport scolaire et universitaire et à l'encouragement du sport féminin», préconise-t-il.Par ailleurs, le sport de compétition «continuera de bénéficier du soutien de l'Etat à travers une collaboration avec les fédérations en matière de détection et d'encadrement des jeunes talents ainsi que l'amélioration des conditions de préparation et le perfectionnement des encadrements techniques et fédéraux», selon le programme du candidat Bouteflika.

Le candidat de Ahd 54, Ali Fawzi Rebaïne, n'a pas lui aussi accordé un intérêt particulier dans son programme au sport, et s'engage seulement à «la mise à la disposition du sport des moyens de son développement». Le sport algérien, qui dominait il n'y a pas si longtemps les grandes compétitions africaines, placé également dans le panthéon du sport africain, particulièrement pour le handball, a enregistré une douloureuse inflexion ces dernières années, et ne reflète pas les énormes investissements de l'Etat, commente un membre de la Fédération algérienne de football (FAF).

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